Interview à:Régis BOURGADE [regisbourgade]
INTERPRETATION
 | Quels ont été vos débuts dans l'interprétation? Le rôle de Richard Roma dans la pièce "Glengarry Glen Ross" de David Mamet est le premier rôle important que j'ai joué. Un vendeur en immobilier cynique, corrupteur et manipulateur qui voit le système se retourner contre lui à la fin de la pièce. Un régal d'incarner ce rôle dans l'écriture brute et sans complaisance de D.Mamet. Voilà du théâtre... |
 | À quel moment êtes-vous arrivé à la conviction que vous pourriez vous professionnaliser dans l´interprétation? Dès le début de mon expérience théâtrale. La première fois où je suis monté sur scène, dans le cadre d'un atelier, j'ai dû reprendre, en plus du rôle que j'avais déjà et qui était important, un autre personnage dans une scène où je n'apparaissais pas, deux heures avant la représentation, pour cause de désistement forcé. Un vrai frisson. J'ai tout de suite senti que j'étais fait pour cette mise en danger-là, et que j'avais un certain talent pour l'appréhender. D'où le fait que j'ai assez vite pensé que je méritais obtenir de ce talent une forme de rétribution financière. |
 | Une adresse Internet où nous pouvons voir quelque chose de vous? mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/horsgv/regions/siege/france2/histoirescourtes/film_jaques.wmv?WMCache=0
C'est le lien qui permet d'accéder au moyen-métrage "Jacques" écrit & réalisé par François Bégaudeau et le Collectif Othon, dans lequel je tiens le rôle-titre. Il a été diffusé à deux reprises dans "Histoires Courtes" sur France 2. |
 | Les œuvres les plus importantes ou vous définissant dans votre carrière "Glengarry Glen Ross" de David Mamet et surtout "Jouer Juste" de François Bégaudeau. C'est un monologue (premier roman de l'auteur) que j'ai adapté au théâtre en 2005, et qui sera repris au théâtre Le Trianon en avril 2009 dans le cadre d'un festival de "Seuls en Scène", avec notamment Sergi Lopez et Jacques Higelin.
"Jouer Juste", c'est le monologue enflammé d'un entraîneur de foot à ses joueurs dans les vestiaires, pendant une finale de coupe d'Europe. Mêlant les principes footballistiques à une théorie sur "comment aimer juste", le personnage fait le parallèle entre la tactique et la technique qu'il faut employer au football pour essayer de gagner bien sûr, mais avec la manière, et la rigueur qu'il essaie d'imposer à sa vie de couple pour que celle-ci ne subisse jamais les affres de la passion, et ne dérive dans l'affect permanent. Un discours sans rupture, truffé de pensées politiques et philosophiques, et un personnage oscillant en permanence entre la pudeur et le déballage tragi-comique de son intimité.
J'ai toujours eu le sentiment hyper-égocentrique que François Bégaudeau avait écrit ce texte pour moi, bien qu'on ne se soit rencontrés et connus qu'après la parution du texte.
Et enfin, "Jacques", moyen-métrage avec le Collectif Othon. Le rôle d'un mec qui ment, sans raison précise. Il aime raconter différentes choses de lui à des inconnus, jouer avec les situations, exploiter l'instant et le panel de toutes les possibilités que cela lui offre et se mettre parfois en danger, pousser ses mensonges jusqu'aux limites de la mythomanie. L'intérêt dans ce film est que l'on ne cherche jamais à expliquer ses motivations et lui-même reste très opaque dans ce qu'il est amené à ressentir. Ce qui m'a donné une grande liberté de propositions. J'aurais pu refaire chaque prise cent fois sans me lasser un instant du personnage. |
 | Certaines interprétations célèbres vous ont-elles servi de point de référence dans votre évolution? Oui mais tellement qu'on ne pourrait toutes les citer. S'il fallait quelques exemples significatifs... j'ai eu un vrai choc quand j'ai vu Niels Arestrup sur scène, et pourtant j'avais trouvé mauvaise la pièce dans laquelle il avait joué. Mais quelle force, quelle intériorité ! Assez intimidant. Il y également Marc-Henri Lamande, que peu de gens connaissent, hélas. Il faut le voir en Céline, dans "Dieu qu'Ils Etaient Lourds" de L.Longelin. Je pense aussi à Pascal Greggory dans "La Solitude des Champs de Coton". Et à moi-même le soir de la dernière de "Jouer Juste" au Lucernaire. Je sais c'est hyper-prétentieux, mais j'assume. En sortant de scène, ce soir-là, c'est la seule fois où j'étais sûr d'avoir été grand. Et ça a énormément compté pour la suite. Comme un point d'ancrage de la confiance dans mon parcours.
Au cinéma, j'essaierai de sortir des clichés (je pourrai balancer du Pacino et DeNiro...) et j'apprécie les acteurs qui n'ont pas à en faire des tonnes pour exister. Ceux qui sont "juste". Ceux qui laissent un souvenir même s'ils jouent dans un mauvais film... Des noms ? Eh bien, avant tout des habitués aux seconds rôles : Donald Sutherland (il faut revoir sa scène dans JFK ! En fait il faut tout revoir de lui), Michael Lonsdale (quelle économie dans "Nelly et Mr. Arnaud"), Sergi Lopez ou encore Robin Renucci, tiens ! (je viens de le revoir dans "L'Ivresse du Pouvoir" de Chabrol... très fort), James Woods, Kevin Bacon, Willem Dafoe, Aurélien Recoing dans "L'Emploi du Temps" de L.Cantet et parmi les acteurs de premier plan, Redford, Newman, MacQueen, Mitchum, Lino Ventura (pas dans tout... plutôt vers la fin), Delon vers le début (Ah... "Le Samourai" !). Ces gens-là avaient (ou ont eu) du style. |
 | Trois acteurs et trois actrices que vous aimez J'aime pratiquement tout de :
Nathalie Baye, Catherine Deneuve, Karine Viard. Et les actrices porno qui ne simulent pas, s'il y en a.
Olivier Gourmet, Bill Murray, Patrick Chesnais et tous les acteurs porno, qui eux, ne simulent pas, c'est sûr.
Dommage qu'il n'y ait pas une question "acteurs et actrices que vous détestez", juste histoire qu'on se lâche un peu à dire des saloperies gratuitement... |
 | Quel type de préparation psychologique, physique et affectif réalisez-vous avant de jouer? Fumer des cigarettes, lire "L'Equipe", déconner gentiment avec ceux qui m'entourent, me taper une copine (ou l'actrice principale) dans ma loge (si possible, c'est très rare, j'avoue...).
Au cinéma, avoir conscience du plan dans lequel je vais évoluer me semble primordial. M'intéresser à ce qui se passe autour. Voir travailler les technicos, comme on dit. Et m'intéresser à eux. Nous les acteurs, on est tellement considérés comme des petites choses fragiles, pouponnées, chouchoutées en permanence que j'en dégueule. Si je peux aider à porter une caisse ou un projo, je le ferai. Même si c'est pas mon rôle. Il faut arrêter un peu toute cette mystique autour de la concentration. Les technicos bossent dix fois plus que nous, et de leurs états d'âme, de la pression qu'ils vivent, tout le monde s'en fout. En tout cas, les acteurs bien souvent. Pareil au théâtre.
Etre discret me semble important. J'ai souvent remarqué que beaucoup d'acteurs avant une prise faisaient tout pour montrer qu'ils étaient en train de "travailler", alors que tout le monde a déjà les yeux braqués sur eux. Quelle déploiement d'énergie inutile.
Surtout pas de rituel ou de mise en concentration forcée en ce qui me concerne. Il suffit de quelques minutes, parfois quelques secondes. Chacun sa manière...
Je reste assez souvent circonspect sur le besoin qu'ont ceux ou celles de se préparer intensément avant une prise ou d'entrer en scène... mais bon, je respecte... En tout cas, qu'on ne m'impose rien, à moi ! |
 | Quel est votre critère de sélection des projets? J'aimerais en avoir. Pour l'instant ce sont les projets qui ont des critères de sélection envers moi... |
 | Quel type de communication établissez-vous avec les réalisateurs en général? Je les laisse venir... Venez, les gars !!!
L'idéal que j'aie connu (un peu ma seule grande expérience au cinéma) c'est avec le Collectif Othon et François Bégaudeau. Génial de voir ce groupe fonctionner tout seul. Pas d'egos, une vraie proposition collective de travail, toutes les tâches se répartissent et se redistribuent en permanence autour de soi, les idées fusent sans cesse, et les acteurs sont libres comme des boules de flipper, c'est-à-dire, un peu orientées mais libres d'aller chercher leur propre jackpot en fonction de leurs propositions. Et tout cela au bénéfice d'une cause commune. J'ai adoré cette expérience. |
 | Quel est l'archétype de personnage dans lequel on a tendance à vous classer? Le figurant, hélas !
J'ai la chance d'avoir un physique passe-partout. J'ai déjà pu jouer quelques personnages assez éloignés les uns des autres. Donc je ne me pose pas cette question pour l'instant. |
 | Existe-t-il un rôle qui ait été particulièrement difficile pour vous? Non, peut-être qu'ils seront à venir. Encore faut-il définir ce que serait un rôle "difficile" à tenir. Et là il faudrait une thèse.
Pour la faire courte, serait-ce le rôle d'un nazi ou un rôle où il faut prendre 30 kilos, ou les deux combinés encore mieux ? Sans hésiter, je choisis le nazi (si possible anonyme sinon on tombe dans la catégorie que je vais évoquer juste après.) Les "performances", assez peu pour moi. Je les ai admirées quand j'étais ado mais je suis de plus en plus sceptique sur les rôles à récompenses... |
 | Est-ce que vous vous voyez dans cette même profession dans les vingt prochaines années? J'espère bien, oui. Avec moins de galères si possible.
Mais si je suis devenu très riche entre-temps, il se peut que je laisse tout tomber pour me consacrer à ma famille, devenir une vraie feignasse, et faire de ma vie une éloge de la paresse et de l'anti-arrivisme. Et si j'arrivais à être quelqu'un de bien, consacrer une partie de ma richesse à faire du mécénat et aider des jeunes (ou vieux d'ailleurs) artistes en galère...
En tout cas, aucun mot définitif, aucun pari sur l'avenir. |
 | Que faites-vous pour tuer les temps morts durant les castings? Ah la bonne blague ! Faut-il déjà pouvoir y participer... Quand est-ce qu'on m'invite ou me coopte dans la "Grande Famille"... ?
En outre, tuer les temps morts est un joli pléonasme... Voulu ? Pas sûr. |
 | Vous perfectionnez-vous encore dans des classes, des séminaires ou des cours, et le combinez-vous avec votre travail? Je l'ai fait un peu au début, un tout petit peu... mais je conseillerais à ceux qui s'acharnent là-dedans de prendre du recul. On a l'impression de finir comme un morceau de pâte à modeler qui passe entre toutes les mains et se fait triturer en permanence. On finit par en oublier sa propre forme, sa propre substance. Et en plus, on a affaire à tant d'escrocs. Un exemple : fuir les "coaches"... Voilà des gens qui viennent souvent d'outre-Atlantique et tiennent des classes à 30 personnes, se font payer en cash 500 euros la semaine (faites le calcul, exonéré d'impôt évidemment) et vous apprennent à vous bouffer entre acteurs, à essayer de voler la scène à votre partenaire. Je le dis parce que je l'ai vécu.
Je me perfectionne parce que je vieillis, et pendant que je vieillis, entre autres, je vis avec mes proches, mes potes, je lis des livres, je vais au cinéma, au théâtre, je regarde des films, j'écoute de la musique et j'observe les gens dans le métro ou dans la rue. Et je me prends des tas de coups dans la gueule. Et je les accepte. C'est déjà pas mal... |
 | Existe-t-il un rôle fétiche que vous n'avez pas encore joué et que vous avez en tête d´interpréter un jour? J'ai en tête deux ou trois idées. Pas forcément des rôles de personnages inévitables genre Hamlet, mais des styles de personnages. Par exemple, le rôle d'une rock-star complètement déjantée, mais dont on ne verrait que la partie immergée, c'est-à-dire au quotidien, hors la représentation, hors le "prime" comme on dit...
Ou un rôle de mec hyper-excessif, obsédé par une mission ou par une position à tenir, et surtout que l'on voit en train d'agir, pas seulement (et même à priori le moins possible) en train de cogiter. Cela pourrait être un dandy ou un journaliste d'investigation. J'adore les rôles qu'ont Redford et Hoffman dans "Les Hommes du Président", ces 2 journalistes du Washington Post, décidés à tout prix à faire sortir l'affaire du Watergate. Des mecs ordinaires qui, à un moment donné, ne pourront pas retourner se coucher tant qu'ils n'auront pas atteint leur objectif.
Ou un rôle d'homme politique, évidemment. Pris au début de son engagement, pétillant, déterminé, puis évoluant et perdant ses illusions les unes après les autres, mais obligé de maintenir une façade avec des mots. Essayer de comprendre et de jouer comment il fait ce grand écart me passionnerait. |
 | Décrivez le meilleur et le pire, en fonction de votre expérience dans chaque média: cinéma, théâtre, télévision. Le meilleur au cinéma, c'est mon expérience avec le Collectif Othon et François Bégaudeau (Voir par ailleurs). Au théâtre, presque tout ce que j'ai pu y faire jusqu'à présent (j'ai de la chance finalement...). Ah oui, sauf UN truc. Ma toute première expérience pro, bossant avec un metteur en scène qui ne considérait les acteurs que comme des marionnettes et qui m'avait en plus super-mal "casté" pour le rôle que j'avais à tenir. Résultat, j'étais nul dedans, j'ai été viré sans égards à une semaine de la première, et si le metteur en scène n'avait pas été une femme, je lui aurais certainement pété toutes les dents de devant. Y'a mieux comme début.
Mon expérience à la télé est inexistante au point de vue média, j'entends. J'espère pouvoir résister aux sirènes des plateaux si je deviens exposé médiatiquement un jour. Mon rêve serait d'être comme James Ellroy. Totalement invisible du point de vue promotionnel. Ca a l'air affreusement piégeux. Il faut être brillant et je ne suis pas sûr d'être constant dans cette qualité. Devoir me confronter à des mecs qui ont des avis sur tout et n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment, non très peu pour moi. Me farcir le côté vicieux qui t'attend au tournant genre Zemmour et Naulleau, ou la platitude des questions d'un Laurent Weil, ça ne me dit rien... Il n'y a qu'une émission à laquelle j'accepterais d'aller sans rechigner, c'est "Des Mots de Minuit"... ou le journal du hard.
En revanche, j'aimerais assez avoir à faire aux paparazzi, juste pour leur péter la gueule par pur plaisir et avoir des procès. Ca a l'air rigolo de loin... Après on verra. |
 | Y a-t-il une scène ou un personnage que vous n´interprèteriez jamais pour des questions morales, de principes ou tout simplement de tabous personnels? Non aucun ou aucune.
Je considère mon métier d'acteur comme celui d'un médecin généraliste ou d'un pompier, qui prennent tout ce qui vient. Il ne vont pas se mettre à choisir entre les maux de leurs patients, ou les interventions qu'ils font. Parfois on éteint un incendie et on sauve des vies, parfois on va juste chercher un con de chat exilé sur un rebord de fenêtre au 18e étage. Tout est dans la manière de sauver le chat. Bon, évidemment, si l'échelle est savonneuse et qu'en plus on a le vertige, mieux vaut éviter... Mais ça ne semble pas être mon cas.
Même un rôle à "performance" dont je ne suis pas très chaud à priori, on pourrait peut-être me convaincre de le faire (avec du talent et des pépètes). Mais si je suis concerné par un biopic, ça sera par celui qu'on fera sur moi un jour, donc je n'en serai pas. L'espoir fait vivre, l'humour fait tout passer. |
 | Pourriez-vous dire que vos atouts d´actrice appartiennent à une école ou à une méthode concrète? Mes atouts d'actrice, j'en parlerai après mon opération...
Mes atouts d'acteurs (je considère donc en avoir), je les dois davantage aux personnes que j'ai rencontrées qu'aux méthodes.
Et ces gens sont Ludovic Longelin (auteur et metteur en scène à Boulogne/Mer), le premier avec qui j'ai travaillé sur scène et qui m'a fait comprendre que ce métier est un engagement total, Radka Riaskova qui m'a donné une aisance technique orale basée sur la méthode de Stanislavski ce qui m'a fait tout bêtement me souvenir que pour prétendre porter une parole, il fallait déjà savoir se faire comprendre, et François Bégaudeau pour tout un tas de raisons et au contact de qui j'ai su digérer et remettre en perspective ce que j'ai pu apprendre précédemment ici et là... |
 | Par quel directeur voudriez-vous que soit lue cette interview? Quel type de rôle voudriez-vous qu´il vous offre? Claude Chabrol peut m'offrir tous les rôles qu'il veut. Ainsi que Laurent Cantet, Clint Eastwood, Michael Mann ou Martin Scorsese.
Si Mike Figgis refait un truc du genre "Timecode", ça doit être génial de jouer dans ce cadre-là.
J'aimerais également que Patrice Chéreau lise cette interview mais par pitié qu'il ne m'offre pas un rôle de jeune homosexuel fragile et tourmenté...
En outre, j'essairai de la faire lire par mon ami Bégaudeau.
Et si je pouvais ressuciter des gens comme Melville, Kubrick, Sautet ou Pialat, ça serait bien.
Enfin, toute personne qui lirait cette interview et se dirait ensuite "tiens, il a pas l'air trop con celui-là, j'aimerais bien entrer en contact avec lui pour le connaître mieux et peut-être lui proposer un truc" est la bienvenue. |
 | Avez-vous déjà pensé à quitter la profession? Si oui, quand? Pour quel motif ? Je la quitte à chaque fois que je n'ai rien de concret à l'horizon. Mais sinon dans l'absolu : JAMAIS ! |
 | Une bonne raison de faire ce travail Remplir le frigo, et surtout pouvoir faire en sorte que mon fils ne manque de rien.
Sinon ??? D'après vous ? Un certain épanouissement personnel... |
 | Qu'est-ce que vous ressentez lorsque les gens vous reconnaissent dans la rue? Je suis soulagé.
Car les seuls gens qui peuvent me reconnaître dans la rue pour l'instant sont ceux qui me connaissent déjà pour des raisons personnelles. Et s'ils ne me reconnaissent pas dans la rue, c'est qu'ils ont cherché à m'éviter, et ça, ça craint... Non ? |
 | Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui veut se lancer dans l'interprétation? Laisse tomber, on est déjà assez nombreux. Sauf si t'as de la famille bien placée dans le milieu, alors-là, pas de problème, ça va venir tout seul... |
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