Interview à:Stefano Franco Bora [stefanofrancobora]
PROFESSION
 | Quelle est votre profession? Qu´indique votre carte de visite sous votre nom? Stefano Franco Bora ?
Voici pour les archives de notre cher cyber-Réseau...
Quelle plus grande Liberté que de n'avoir rien à cacher ?
Les secrets sont pesants à porter et ne font qu'alourdir l'existence... mieux vaut donc se jeter dans les bras de la TRANSPARENCE, pour se lover dans sa légèreté...
Le neuf septembre 2009 ; à l'occasion de mon retour dans le Quatorzième de Paname, après 20 ans de voyages en écoles de Vies (1989/2009) ; j'ai publié un manifesto qui présente mes racines passées, les clefs de mes interventions au présent sur multiples registres, les prospectives que cela ouvre pour le futur sur multiples enjeux. Voici donc un Manifesto existentiel en forme de PROFESSION DE FOI... Une façon de répondre aux questions "une fois pour toutes", "cartes sur table"...
Pour mettre une VOIX d'AME sur ces mots, voici la version LUE de ce Manifesto :
http://www.dailymotion.com/user/stefanofrancobora/video/x89buw_profession-de-foi-metaphysique-2009_lifestyle
Identité ?
Stefano Franco Bora
Né le neuf septembre 1973 à Paris XIV.
Petit "Titi" Parisien, Enfant d'éducation Laïque ; tenant "de facto" de "Familles" de l'Italie Septentrionale (Piémont & Vénitie) ; Citoyen Européen.
Profession (de Foi) ?
La Passion pour l'ACTION et la CREATION... avec comme moteur central la notion de TRANS-DISCIPLINARITE...
Intervenir par ECLECTISME sur des terrains et obédiances de "Sensibilités" à priori éloignées les unes des autres ; "traverser les genres de façon inclassable", ce qui est un registre en soi...
Modus operandi ?
Se remettre profondément en cause à chaque "Opération"... Faire surgir des Actions & des Créations de nulle part, avec pour aiguillon le sens de l'INNOVATION... Passer du "monde connu" au "monde inconnu"... Toujours essayer de dépasser ses propres limites pour relever des CHALLENGES ; où qu'il faille aller au monde pour "RELEVER LE GANT"...
La suite, vous pouvez l'entendre de mes lèvres, en cliquant sur le lien ci-dessus présentant ce manifesto. |
 | Quelles études avez-vous choisies et pourquoi? Puisque je ne commence à "apparaitre" à l'oeil médiatique que maintenant, je rencontre deux types de réactions : ceux qui ont entendu parler de moi dans "certains milieux" se demandent pourquoi je romps tout d'un coup le silence, alors que ceux qui me découvrent juste aujourd'hui se demandent d'où je peux bien sortir.
J'ai toujours maintenu un silence médiatique total sur mon parcours ces dernières années. Pas du tout par goût du secret ; juste que j'attendais de finir ma période "initiatique" pour apparaître avec la maturité nécessaire.
J'attendais que la phase "laboratoire" soit achevée pour présenter une réflexion aboutie et un programme d'action cohérent. Lorsque vous êtes apprenti, il est logique de s'instruire, d'écouter et de garder le silence. Ensuite, lorsque vient votre tour de partager l'expérience initiatique, il est logique de passer à un mode d'expression par lequel le "partage" pourra infuser...
Devenir un personnage "connu" n'a jamais été un objectif pour moi ; au contraire, il est plus dans la pudeur de mon caractère de préférer la discrétion à l'éclat factice des paillettes.
Maintenant, un cycle de 21 ans "d'études métaphysiques" s'achève par cette rétrospective en septembre 2010, un autre de 5 ans d'"application" s'ouvre ; c'est un moment charnière qui offre l'occasion de remonter le fil du temps, tout simplement...
Je considère ma période 1989/2010 comme un atelier métahysique de 21 ans d'études de la Vie, 21 ans de voyages dans les Arcanes mystérieuses de l'existence... 1989, quand j'ai tout quitté pour partir à seize ans "on the road", jusqu'à l'été 2009, où, après avoir tant voyagé - au delà même de mes espérances de gamin - je suis revenu là où je suis né, à Paris Quatorzième, pour installer mon Atelier de création Alchimique.
Le quatorzième de Paname, cela reste la première pièce affective de mon puzzle, là où tout a commencé et là où je reviens toujours.
Avant de répondre à la question, je précise juste que je me refuse généralement à parler du passé, à regarder vers l'arrière, à me laisser aller à la nostalgie...
Alors profitons de cette web-interview pour scanner ces anéess de baroudage, cela sera fait une fois pour toutes et je n'y reviendrai plus.
A l'été 1989, j'avais quinze ans-et-demi et bientôt seize ans... et donc l'âge légal pour le faire... pour Partir...
Depuis la mort de mon Père, avant que je n'ai 10 ans, j'étais devenu un mome écorché vif, extrême et imprévisible dans mes réactions, incontrôlable, à vif.
Je ne pouvais tenir en place, ni à l'école ni nulle part. J'avais besoin d'un mouvement perpétuel pour faire taire cette fureur de vivre qui me déchirait.
A l'école je n'étais ni un bon ni un mauvais élève, j'étais juste un élève absent. Les professeurs comprenaient vite qu'il était impossible et inutile d'essayer de me retenir, donc tout le monde acceptait mes "absences" et j'étais traité comme une sorte de "cas social". Je n'étais pas du tout contre le concept d'école, je voulais juste le faire à mon rythme et à mes curiosités, pas de manière forcée, enfermé dans une classe à horaires fixes.
Je m'éduquais ainsi par moi-même, dans mon coin. Je me cultivais en me documentant sur l'histoire, la philosophie, les langues étrangères. Mais pour dire la vérité, ma seule école d'adolescence, ce n'était pas l'éducation-nationale, c'était mes copines ; ce sont elles qui m'ont appris la sensibilité et le sens de la vie. Je leur dois d'avoir pu survivre à la douleur de mon enfance et d'avoir pu devenir quelqu'un d'ouvert à l'existence ; je leur rends hommage par ces mots, elles m'ont tout simplement sauvé la vie en me réconciliant avec elle par les sens, l'Amour et l'affection.
A la fin de la troisième, en bout de chemin du collège, au dernier conseil de classe, on m'a fait comprendre qu'on ne pouvait m'orienter nulle part à la vue de mes notes ; que je ne pouvais pas rentrer au lycée avec un niveau cinquième en math, que je ne pourrais même pas aller jusqu'au bac ni ensuite à l'université, que sans diplôme la vie allait être impossible professionnellement. J'ai juste répondu que je m'en foutais royalement, que, ce qui m'intéressait, c'était voyager et devenir un aventurier, et que les diplômes n'avaient aucune valeur à mes yeux.
J'ai donc envoyé un "ciao tutti" au circuit scolaire, dit "au revoir" aux salles de classes où la Jeunesse s'ennuie, et "adieu" à "l'éducation formatée"... La seule chose qui a guidé ma Décision de gamin, c'était : rejoindre l'air du grand large.
Je voulais voyager et me confronter directement au monde, le monde inconnu dans toute sa diversité ; apprendre, non pas en théorie mais... dans la chair du réel, le plus directement possible, le plus frontalement possible.
A l'origine de ce long parcours, je n'étais qu'un petit gamin orphelin seul face à toute l'ampleur du mystère du monde... Je fonctionnais sur la vibration du moment, à fleur de peau, impulsif, "écorché vif", feu follet... Il n'y a eu aucun calcul, juste l'appel de l'aventure, de l'inconnu.
La première chose, c'est que je voulais voir d'autres modes de vie, d'autres Cultures, entendre et parler d'autres langues. Je ne pouvais retourner en Italie d'où venait mon Père car cela m'aurait replongé dans son souvenir ; je connaissais déjà bien Londres et New York où vit une branche de la famille de ma Mère et le monde anglophone m'était ainsi si familier que ce n'était plus vraiment de "l'ailleurs" ; je voulais aller encore plus loin, sur d'autres continents.
Il faut remettre les choses dans leur contexte : le monde de 1989 n'était pas du tout celui (hyperParano et Sécuritaire) d'aujourd'hui. On pouvait encore voyager avec malice et sans pression. C'était une époque où un certain romantisme avait encore sa place.
Il y avait un vent d'espoir et de Liberté, le mur de Berlin venait de tomber, on pouvait passer d'un pays à l'autre sans explication ni justification à fournir, les gens étaient guidés par l'instinct de Liberté... A l'inverse de la paranoia mondialisée et informatisée d'aujourd'hui où l'on ne cesse d'être questionné sur tout, suspecté de n'importe quoi, tant c'est maintenant le réflexe de peur qui prédomine... Aujourd'hui, tout est conditionné par la "peur" ; le monde s'est dérégulé et c'est "l'instinct de peur" (savamment entretenu) qui pilote en infra les psychés de nos sociétés...
Pour en revenir à 1989, c'était la dernière décennie du vingtième siècle qui arrivait, et dix ans plus loin, l'An 2000 qui fascinait par toutes les questions qu'il posait. Mon chemin commence donc à la fin du vingtième siècle et au début du vingt-et-unième.
Mon choix fut donc l'autodidactisme, l'ECOLE du TERRAIN. Je n'avais rien pour ou contre l'école, je pensais juste pragmatiquement qu'on ne pouvait pas à la fois passer sa période 16-25 ans enfermé dans une classe, et en même temps apprendre concrètement du monde dans différents pays en explorant différentes matières. Mon raisonnement de gamin, c'était juste qu'on ne pouvait être partout à la fois...
L'éveil et l'Initiation Profane à l'autre bout du monde, ça se fait dans la fraîcheur d'Esprit de la jeunesse du début de la vingtaine... ou ça ne se fait pas. Il y a un temps pour tout. Ce n'est pas rétrospectivement, par cristallisation Proustienne du temps perdu, que l'on peut vivre l'émotion impulsive de la Jeunesse, c'est au moment où notre Ame traverse ce momento...
Chaque être fait son choix de Vie, et chaque choix est respectable. Chaque étape de la Vie possède ses portes mystérieuses : soit on accepte de les passer et on assume le risque du saut dans le vide de l'inconnu, soit on reste dans le corridor parce qu'on se refuse à un face à face avec soi-même et avec le monde.
C'était donc une question de choix, de détermination ; seize ans ou pas, je voulais "y aller"... et comme dit le Cid : "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années"...
Trois "Ecoles de vie" me fascinaient : "la GUERRE" parce que c'était celle de mon Père et l'épreuve du feu par excellence, la plus impitoyable dans l'absolu... "l'AVENTURE" au bout du monde et plus particulièrement en Asie, parce que c'était la plus mystérieuse et excitante... "l'ART" parce que c'était la plus créative et la plus libre...
Il fallait choisir une école de Vie de départ, prendre une décision... laquelle choisir entre les 3 (ART/AVENTURE/GUERRE) pour commencer ?
Je ne savais pas par quoi débuter, c'était si Vaste...
Comme je savais que cette "Triple Formation" serait forcément très longue et que cette étude prendrait une tranche de Vie, je me suis dit qu'il faudrait certainement quelque chose comme 10-15 ans pour les explorer. Je n'avais pas imaginé qu'il allait m'en falloir 20. J'ai poussé la "recherche" le plus loin possible, et il est des terrains où le temps dans l'absolu s'efface aux profits de degrés initiatiques.
Alors pour le jour de mes dix-huit ans, je suis revenu en France, à Paris, par Superstition là où je suis né, et j'ai pris comme nom Signature pour la durée de ma formation : Allen Katona, "Allen" puisque je suis né le neuf septembre (Saint-Alain, le neuf septembre, Saint-Allen dans le calendrier anglophone où je vivais à l'époque).
C'était une façon de marquer une signature.
Je trouvais que prendre un "nom signature", c'était aussi une indépendance par rapport à mon propre nom de famille. Après la mort de mon Père, étant son seul enfant, j'étais l'hériter naturel de ce nom et je n'ignorais pas que mon grand Père (Don Armand Franco-Bora) était un personnage "très influent", dans l'ombre, des "Familles" d'Italie Septentrionale. J'avais très peu connu mon grand Père, mais je ne pouvais ignorer l'impact qu'il provoquait chez ses interlocuteurs, ce qui en disait long sur son "pouvoir". Je savais qu'en plus d'être un Gaulliste de la première heure, très attaché aux valeurs de la Libération et de la cinquième République, il était aussi dans certains cercles un "Chef de Famille" dont le seul nom faisait frémir. Je voulais à tout prix ne pas dépendre de cela, ne bénéficier d'aucun "piston" ; je voulais vivre ma propre vie, avec mes propres émotions, mes propres victoires et échecs ; je voulais tracer ma propre trajectoire. J'étais un jeune Parisien qui voulait vivre sa vie, "Don Stefano" (et les responsabilités qui allaient avec) ça aurait tout le temps de venir plus tard. Je savais que, de toutes façons, je ne pourrai pas y échapper, donc autant vivre avant. Je me disais que j'assurerai cela dans la trentaine, pas à vingt ans. Je voulais juste vivre par moi-même.
Comme je ne savais ni par "quoi" ni par "où" commencer ; je me suis donc re-basé par Fétichisme sur mon lieu de naissance : dans le Quatorzième de Paris.
C'était le début des années 90... En 1991/92, mon univers était celui des Ateliers du Quatorzième, d'Alésia à Montsouris... Exactement là où je suis revenu me baser à l'été 2009.
Le contexte de l'époque, au passage des années 90, s'était dégradé.
L'espoir de Liberté avait fait place aux combats qui déchiraient ceux qui voulaient sortir des ruines de la guerre froide et imposer leur voix ; c'était le vent de l'histoire, incontrôlable dès lors qu'il est lancé. J'avais dix-neuf ans, et il n'y avait pas besoin d'avoir fait science po pour comprendre que cette fin de siècle allait clore une époque et en ouvrir une autre. Débuter à cette époque là voulait donc dire aller au plus près de ce qui était en train de se passer.
C'était, dans "notre" Europe de l'Ouest, un vent d'Espoir que cela débouche sur la Liberté des Peuples, et, de l'autre côté de l'Europe, vers l'Est, un nouveau monde sans règle qui apparaissait.
L'Europe de l'Est était à cette époque là un véritable mystère, c'était l'époque du "rideau de Fer", il n'y avait que très peu d'informations ou d'images sur tout ce bloc de pays fermés, et ce "black out" durait depuis des décennies...
Et puis, à l'été 1992, ce fut un coup de poing : la guerre venait d'être déclenché... à deux heures d'avion de Paris.
On sentait que l'événement historique allait virer au drame. Tout le monde théorisait sur ce début de l'embrasement des Balkans post-soviétique, en rappelant sans cesse que la première guerre mondiale avait débuté à Sarajevo. Il y avait des théories, mais surtout beaucoup de difficulté à comprendre vraiment ce qui était en train de se passer. Il n'y avait que de rares images (il n'y avait pas d'internet encore) qui revenait de l'est, et ces images nous montraient de la souffrance, des familles ensanglantées.
Tout le monde sentait qu'il se passait quelque chose de fondamental, d'"Historique", mais ne sortait de ça que la guerre et la purification ethnique... Tout d'un coup, une violence de guerres inconnues depuis la seconde guerre mondiale arrivait vers l'Europe... Il y avait quelque chose d'effrayant et de complètement inconnu à notre génération...
J'avais été "sensibilisé" à la guerre d'Espagne et à la résistance contre le fascisme par ma grand-Mère... Je me suis senti un Sentiment idéaliste de participer à combattre pour les Droits de l'Homme après ce que nos anciennes générations avaient souffert. Une vague de prise de conscience était en marche, personne ne pouvait rester insensible face à cela...
On comprenait bien que quelque chose basculait, mais c'était en Europe de l'est ; là d'où on ne savait rien depuis des décennies de "Rideau de fer"...
J'étais dans une Jeunesse à fleur de peau... Ce que je trouvais terrible, c'était le décalage total entre les discours clichés de tous les pseudo-intellos qui venaient nous expliquer comment ça fonctionnait tout en étant bien tranquillement installés à Paris dans leur mondanité, et l'atrocité des crimes de guerres dans le réel... Ce décalage, entre ces théories stéréotypées émises de loin, et la réalité de la douleur que l'on voyait sur les visages de ces populations civiles innocentes qui se faisaient massacrer sur le terrain sans que personne ne semble pouvoir arrêter le carnage. On ne connaissait pas ces gens de "l'autre côté" de l'Europe mais on voulait leur crier notre Solidarité face à ce qu'ils traversaient et qui était horrible. Il n'y avait pas de dimension politique dans mon sentiment, juste une Fraternité pour des familles innocentes qui se faisaient tuer.
Je voulais absolument être dans l'ACTION, surtout pas dans les mots ou les beaux discours... Je voulais marquer clairement mes débuts sous le signe d'un certain Engagement, en pérpétuation aussi pour le Courage des grand-Parents pendant la Résistance. J'ai donc décidé de commencer par l'école de la Guerre. Aussi parce que c'était la plus dure des 3 écoles de Vie qui m'intéressaient...
A l'hiver 1992, à dix-neuf ans, je suis donc parti pour le siège de Sarajevo, avec un Sicilien de Palerme Marco Amenta (maintenant devenu cinéaste) qui n'était guère plus vieux. Il y avait une certaine prise de conscience chez notre Jeunesse ; et autour de cette guerre en ex-Yougoslavie, un certain nombre de jeunes gens ont, comme nous, pris la décision de "sauter le pas" et d'aller s'y risquer concrètement ; que ce soit dans l'engagement militaire d'inter-position, dans l'engagement humanitaire, ou dans l'engagement Culturel de Mémoire via le reportage de guerre . Voilà comment, de façon informelle, une génération est partie faire son "Baptème du Feu" dans le siège de Sarajevo.
C'était aussi un saut dans le vide, vers quelque chose d'inconnu, avec le danger de la mort qui peut frapper à tout moment.
Le moment où, tout gamin, sans aucune expérience, il faut prendre la décision "d'y aller"... A ce moment là, c'est la décision la plus difficile que l'on ai jamais eu à prendre dans sa vie, parce que l'on sait qu'une fois lancé "derrière le rideau", n'importe quoi pouvait se passer...
Tous ceux qui ont eu à trancher par rapport à la peur "d'y aller" voient très bien ce que je veux dire.
Chacun ressent cette Decision lourde de conséquence selon son propre caractère ; il n'y a pas de généralité à faire ; tout se joue dans l'intime, en âme et conscience. Il y a autant d'épreuves du Feu différentes qu'il y a de gens qui ont le cran de les vivre.
Mon impulsivité a pris le pas sur le "raisonnable" (je n'avais que dix-neuf ans et, pour ainsi dire, je n'étais jamais vraiment allé à l'école) ; je me suis fait à l'idée de pouvoir mourir dans ma dernière année de teenager. Une fois le "serment" fait, un Homme ne peut plus revenir en arrière...
Avec Marco, on a fait un serment "à l'Italienne" devant Notre-Dame-de-Paris, et on s'est lancés dans la vide, le soir du vingt-trois décembre, pour arriver à Zagreb le soir de Noël, et ensuite piquer sur Sarajevo...
Tout comme nous, d'autres, d'une mouvance d'idée proche (comme Florent Marcie ou François Lunel qui ont fait du très bon travail sur place) ont également sauté le pas vers l'inconnu. Entre les jeunes militaires, les jeunes humanitaires et les jeunes reporters qui partaient pour le "siège", il s'est crée une conFraternité informelle et indicible...
Plus le départ s'approchait et plus on avait peur, c'était une peur de "môme qui marche dans la foret la nuit tout seul", que l'on surmonte dans la Fulgurance Rimbaldienne du jeune âge ; il allait falloir partir et c'était la peur. Plus les heures nous rapprochaient du moment où on allait "passer de l'autre côté', et plus on sentait une sensation venimeuse et inconnue monter en nous...
C'étaient les prémices de quelque chose que l'on allait découvrir dans peu de temps et qui ne nous quitterait plus jamais : l'onde viscérale de l'adrénaline.
Je me disais que quand vous commenciez d'entrée par le plus dur, la suite ne pourrait être que plus douce ; je savais aussi que quand vous reveniez de ce type d'expériences, rien ni personne ne pouvait plus vous "bouger" par la suite...
C'est "l'épreuve du feu" au sens propre du terme...
Le pile ou face d'entrée avec soi-même et le Destin, comme décide de le vivre une petite minorité de jeunes gens en s'engageant en Opérations de guerres, dans l'Armée, dans l'Humanitaire, ou dans le Reportage de guerre pour témoigner, ; dans la "redZone" comme disent les Initiés...
Nous avions réussi avec Marco à trouver deux gilets-par-balles (j'avais celui porté juste avant par Luc Delahaye) et à nous faire accréditer en tant que freelance par la Force de Protection Militaire des Nations Unies (la FORPRONU) car il n'y avait pas foule de volontaires pour aller se risquer dans cet enfer où, beaucoup, avaient déjà laissé leur vie... Dans les derniers jours de décembre 92, nous sommes ainsi arrivés par Hercule C130 (en compagnie d'un autre passager des reporters de la "génération d'avant" : Nicolas Poincaré, et de son preneur de son) dans Sarajevo sous la neige et le feu...
La cité était encerclée et livrée aux rockets et aux snipers, dans une horreur inconcevable, une violence indescriptible qui présentait la face la plus mortelle de l'humanité.
J'ai réalisé ce pourquoi j'étais parti : une correspondance de guerre pour "Convergence", le journal du SPF ; un témoignage Humaniste qui décrivait sans fard la résistance des familles civiles autour de "l'allée des snipers" ; non pas la fascination pour la mort, mais au contraire le combat quotidien pour la survie des Femmes qui luttaient au prix de leur vie pour sauver les Enfants ; nous sommes allés aussi avec Marco et un chef de la résistance locale jusqu'en première ligne du front, là ou le face à face est frontal et où chaque mètre gagné vers la position adverse se chiffre en morts. Comme nous vivions au jour le jour avec des Familles dans les tours de Novo-Sarajevo, nous en avons profité pour apprendre les techniques de résistance de guérilla et les armes qui vont avec. Nous avons aussi beaucoup appris des techniques militaires des casques bleus. Après quelques jours, nous étions fondus à la population, on circulait comme des ombres de zones en zones... De tout cela, j'ai essayé de témoigner avec Dignité et surtout avec une "sobriété" qui contrastait totalement avec le chaos intérieur que traverse chaque personne confrontée à ce genre de choses...
On ne ressort pas indemne d'un face-à-face comme ça avec la mort et la face sombre de la Force. Il y a parler des "épreuves du Feu", juste par les mots... et il y a l'épreuve du Feu, par les Actes, celle qui s'imprime dans le cortex, le corps et le coeur...
C'est à ce moment que j'ai compris que ce que l'on me racontait depuis des années à propos du danger n'était pas un "cliché", mais était... vrai.
J'ai du vivre moi-même ce Baptême du Feu pour constater qu'il existait bel et bien une "différence nette" entre ceux qui sont "allés au Feu" et les autres.
Ce n'est pas un jugement de valeurs, c'est une constatation par rapport aux faits. Entre ce qu'on en voit dans les films et le réel... il n'y a pas photo...
Ca fait sourire ensuite de croiser des gens qui se "la racontent" mais dont on sent bien qu'ils ne tiendraient pas une heure sur le terrain.
On peut prendre le problème dans tous les sens, c'est incontournable et cela change la Vie pour la suite au niveau du poids accordé aux différentes Valeurs, aux différents Enjeux...
Cette initiation du "Devoir et l'Honneur" est celle que partage la "Famille des Cinq" qui ont passé le rideau rouge : les Diplomates d'urgences, les Militaires d'opération, les Humanitaires d'intervention, les Reporters de guerre pour la Mémoire, et les Opérateurs de logistiques...
J'ai pu revivre par la suite à quel point cette "Famille des Cinq" de la "redZone" forme une Fraternité invisible à travers les Nationalités et le Temps...
Le premier retour est très difficile à Vivre car le contraste émotionnel est un total trauma entre la Vie en zones guerre et la Vie en zones Paix ; j'ai donc pris la Décision de repartir le plus vite possible, pour ne pas laisser les souvenirs des cendres venir me hanter dans l'été...
Ensuite, une fois prise la Décision de "repartir", tout s'est enchaîné sans que je n'ai plus à y penser...
Ce travail sur Sarajevo a été remarqué et je fus sélectionné par l'Ecole des Mines (EMAC) pour son concours annuel de documentaires internationaux...
Je voulais travailler sur un autre terrain et j'ai choisi encore ce qu'il y avait de plus fermé : les combats inter-factionnels au sud-Liban, un endroit dont on ne savait que très peu de choses car les étrangers y étaient interdits et capturés, comme dans l'Afghanistan ou l'Irak d'aujourd'hui...
J'ai choisi d'axer mon travail sur l'organisation logistique des équipes médicales d'urgences du SPL (Secours Populaire Libanais) déployées autour de l'Hôpital de Nabatyeh. Je voulais témoigner du travail des chirurgiens qui devaient opérer, souvent sans anesthésie, dans des situations épouvantables, et essayer de sauver des vies, quelle que soit l'appartenance ethnique ou religieuse des blessés...
Là encore, ce fut un voyage vers l'enfer dans ce pays pourtant si magnifique qu'est le Liban... Ce fut aussi un grand apprentissage de Vie de pouvoir découvrir le niveau de sang froid des personnels médicaux au moment d'opérer, sous extrême tension.
Ensuite, en 1994, j'ai décidé de faire une "pause" pour me nettoyer de toute cette violence... Je voulais absolument aller rencontrer l'Himalaya pour mes vingt-ans... Je suis donc parti pour la première fois en Inde et au Népal ; en Inde découvrir la puissance de la Matrice Mystique Hindi... Shiva, Vishnu, Kali... et retrouver la nature sauvage via le sport extrême dans un cadre empreint d'une Magie que je n'avais jamais connu jusqu'à lors : dans la vallée de Kathmandou . Ce fut une expérience magique de pureté et d'absolu... et le début d'une histoire d'Amour avec les peuples Népalais et Indiens...
Après des mois de découvertes, je suis revenu début 1995 à Paris ; j'avais vingt-et-un ans et il me fallait boucler mon "parcours de guerre" avec un terrain qui soit encore différent...
J'ai choisi le Cambodge pour me confronter à la jungle après la glace de Sarajevo et le sable du sud Liban.
Cette fois, je voulais approfondir sur le parcours existentiel des intervenants, et je me suis centré sur l'organisation et la gestion des ressources humaines en situation extrême.
Je suis arrivé par Aranyaprateth où était basée une équipe des Nations-Unies dirigée par Stéphane R., un officier Français qui a eu la gentillesse de m'initier aux enjeux très particuliers de ce terrain. Après avoir navigué dans le dispositif U.N., tout en restant très "freelance" pour pouvoir aussi vivre en direct avec la Population, je me suis enfoncé dans les terres vers Battambang, puis vers les villages où était basé un poste de H.I. dirigé par Pascual M. dont la spécialité était l'appareillage en prothèses pour les civils ayant sauté sur des mines.
Le Cambodge de cette époque, c'était une sorte de far west sans foi ni loi d'une grande violence, avec le trauma Khmer-rouge en filigrane, la jungle étouffante en toile de fond et le danger invisible et omniprésent des mines anti-personnelles cachées dans le sol qui entrainait une terreur paranoïaque incontrôlable.
Ensuite, de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec les Militaires du C.MAC (Cambodian Mines Action Center) sur une mission. Tout cela était informel, le parcours s'établissait au fur et à mesure du Hasard des rencontres...
Ils cherchaient un photographe qui puisse tenir le rythme "para" pour suivre leur travail sur les charges explosives au crédit de la phototèque de l'UNESCO pour ses campagnes contre les ravages des mines anti-personnelles. Je connaissais les méthodes des militaires des Nations-Unies depuis la Bosnie, et ils m'ont ainsi intégré à leur équipe. Nous sommes partis nous enfoncer dans le terrain des semaines et des semaines, à découvrir des situations inimaginables dans le Cambodge "secret"...
Ce fut très éprouvant, j'ai failli sauter moi-même sur une mine à quelques secondes près, mais la mission était accomplie et j'ai décidé que mon "cycle de formation" était terminé ; j'ai senti qu'il fallait en finir, au risque de sombrer dans la folie, de vouloir encore surenchérir par un quatrième terrain et cette fois d'y rester...
J'étais épuisé, je n'avais plus de plan à suivre ; je me suis trouvé une arme et suis parti pour un autre "type" de voyage... parce que je pensais qu'il fallait vivre "ça" aussi pour compléter l'Initiatique.
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Sur les trois travaux précédents, j'avais mis un maximum de sérieux à effectuer mes missions ; là je voulais découvrir le "hors piste", en me laissant juste guider par le Hasard, sans but autre que le Voyage en lui-même.
Ce qui sautait aux yeux dans l'Opération Cambodgienne, c'était l'influence de la mystique dans l'évolution des êtres ; il y avait comme une Force impalpable, quelque chose d'hypnotique, qui semblait influencer, "derrière le rideau", la psyché des êtres qui naviguaient dans ces conditions extrêmes.
En Europe, dans les bouquins ou les films, on parle de ce type d'expériences en employant - sans rien en savoir - l'expression "chasser le Dragon"...
Mais ce "Dragon", il ne se trouve pas dans les bouquins...
Il se trouve dans la jungle.
Et pour le rencontrer, il faut aller le chasser, donc se laisser emporter par Lui.
C'était la mystique sauvage de la jungle, avec le livre "La voie Royale" comme seul bagage, comme Porte-Bonheur... Une communication subliminal avec celui qui avait écrit ces lignes aux mêmes endroits quelques soixante ans plus tôt : A.M., chassant lui aussi le Dragon dans les fumées de l'au delà...
Ca a duré quelques mois comme ça... avec l'ombre d'André Malraux qui veillait sur moi. Je n'étais plus qu'une ombre...
Ensuite, ce fut la découverte du VietNam qui se ré-ouvrait aux Occidentaux, en bateau sur cette baie d'Halong qui m'émerveillait ; puis les îles Thailandaises pour "finir le voyage sur une note positive" ; la vie des "routards old style" de la fin du vingtième siècle, dans une ambiance proche de celle racontée dans "The Beach".
Avec le recul, je ne regrette pas d'avoir fini comme ça cette école de Vie, sur les îles, car les conditions d'aujourd'hui ne permettraient plus du tout de vivre de façon extrême ce genre d'expériences, avec toutes les épreuves Initiatiques et trash qui vont avec...
Ce type de voyage initiatique en "free style" serait impossible tant le monde a changé. Pour deux raisons : à cette époque, il n'y avait aucun contrôle sur rien, l'inverse complet du monde ultra-surveillé d'aujourd'hui ; l'autre raison est que cet "ailleurs" du bout du monde s'est lui aussi mondialisé, qu'internet nous laisse reliés à nos endroits d'origines en temps réel, et qu'ainsi c'est le concept même d'"Ailleurs sans repère" qui s'est évaporé puisque tout partout tant à se ressembler...
Je suis rentré à Paris le neuf septembre 1995 pour l'anniversaire de mes vingt-deux ans... J'étais ahuri d'avoir pu vivre tout cela en seulement trois ans ; d'avoir découvert ces univers si particuliers que je n'aurais jamais pu imaginer ; d'avoir réussi à m'en sortir même dans les pires situations alors que d'autres n'étaient plus là pour en parler ; c'était comme une vie qui se refermait et une autre qui commençait...
Le décalage a été bien évidement total avec le retour à la vie Parisienne.
Impossible de parler de ça à Paris... car comment le faire avec des gens qui n'ont pas vécu de "l'extrême" par eux-mêmes et ne le connaissent vaguement que par les films ?
C'est là où j'ai pu mesurer à quel point la marge est grande au niveau du Senso...
Un effet secondaire que je n'avais pas prévu me posait particulièrement problème : l'insomnie. Strictement impossible de réussir à dormir profondément. Toujours à ne vaguement dormir que d'un oeil, toujours sur le qui-vive, même si à Paris il n'y avait plus de raison. J'avais réussi à occulter pour l'essentiel le trauma des situations chaudes, mais, par contre, impossibilité totale de dormir ; donc le plus souvent, je passais mes nuits soit à m'éduquer (à lire), soit à me balader dans Paris la nuit, à marcher et respirer quand la ville dort et que les rues sont vides de présences mais pleines de charmes...
J'avais juste vingt-deux ans, j'avais toujours ce visage de petit gamin aux yeux bleus, et personne n'aurait pu supposer un instant ce que je venais de traverser...
Au moins, je savais ce que je voulais faire pour la suite...
L'école de la guerre pour moi était terminée ; aucune envie après avoir vécu aussi fort de tenter une ré-adaptation à Paris pour m'ennuyer et de toutes façons craquer un jour ou l'autre...
Maintenant, je voulais passer à l'école de l'Aventure ethnologique en Asie, et plus particulièrement en Inde et au Népal qui m'avaient fasciné lors de ma première visite.
Je ne savais pas que cette Aventure en Inde et au Népal allait durer cinq ans, de 1996 à 2000... Je ne savais pas dans quoi je partais, mais je sentais bien que cela allait aussi se révéler "très chaud"...
Et en fait, pendant ces cinq ans, j'ai superposé deux vies : je vivais des mois et des mois en Inde et au Népal, puis rentrais quelques temps à Paris pour travailler et gagner de quoi repartir aussi sec "continuer la route".
A Paris, avec une collègue, nous faisions un mémoire sur la position Française à l'heure du Gatt, au départ nous voulions en faire un livre, puis cela s'est compliqué au niveau du rapport avec les éditeurs ; finalement c'est l'University Press de Berkeley qui nous a publié dans sa publication de référence "Film Quarterly" ; c'était un comble pour un autodidacte comme moi d'être publié par l'Université de Berkeley en tant que "source" alors que je n'avais jamais été étudiant nulle part.
J'ai travaillé aussi pour un cabinet de Ressources Humaines car le sujet m'intéressait énormément.
Vue la différence du coût de la vie entre la France & l'Inde, il suffisait de travailler un mois à Paris pour avoir le budget de six mois de voyages derrière.
Après le chaos des expériences de guerres, il y avait un appel irrépressible en moi qui me guidait vers l'initiation à la sérénité.
La "route de l'Inde et de Kathmandou" était un classique de toutes les générations précédentes, et c'est logique tant ce sont des endroits uniques qui traversent ce que nous Occidentaux nous nommons l'Ame... Il y a cette Force transcendentale hypnotique qui vous prend, une certaine Magie... .
L'Inde me fascinait littéralement par sa Force, son extrême diversité d'une région à l'autre, l'Hindouisme qui me happait car c'était un mystère total que je me suis mis à étudier tout en étant lucide et en sachant qu'un Occidental ne peut "qu'approcher" le sujet tant il est vaste ; le Népal des montagnes, sa douceur,
la gentillesse de sa population, la voie du zen Bouddhiste...
Cela a duré des mois et des mois, de villages en villages, sac à dos aux quatre coins du continent. Ce fut une véritable école de "l'ailleurs". J'ai passé 1996 et 1997 à l'écriture d'un ouvrage Hommage à la force de Bénarès.
Ce furent des expériences tellement fortes à vivre sur tout ce temps qu'il serait vain d'essayer de les décrire par des mots.
Ensuite, 1998 et 1999, je suis passé à l'Action Humanitaire.
J'avais gardé comme regret terrible de n'avoir pu intervenir concrètement sur les situations de guerres ; là je voulais m'investir en profondeur dans l'acte de Fraternité.
Les aléas de la vie avaient fait que j'avais été nommé Lauréat National du Prix des Solidarités Internationales du Programme Défi-Jeunes du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Le programme a donc pris un tournant plus officiel car cela rentrait de facto dans le cadre de l'Action Gouvernementale.
J'ai donc troqué mon registre de routard pour celui de Responsable d'une Opération Officielle à l'Etranger qui impliquait le Gouvernement Français. Cela voulait dire une Action propre et sans bavure. Pour des modalités que je ne peux exposer ici, le succès du démarrage du projet a envoyé la trajectoire sur des enjeux géo-politiques sur toute cette partie de l'Asie en plus de l'aspect humanitaire de départ.
Et donc, les mois passaient sur ce terrain où chaque jour était un nouveau challenge à relever.
J'avais choisi l'option de monter une petite équipe locale, et nous organisions depuis Kathmandu des convois pour apporter du matériel d'alphabétisation dans les montagnes.
Cela reste probablement la plus belle expérience que j'ai eu à vivre. Après des jours de routes impossibles, nous arrivions dans des villages où, pour la première fois, il y avait un contact entre le monde local et secret des villages et des Occidentaux.
C'était absolument magique à chaque fois de voir la joie et la curiosité des enfants quand ils recevaient le matériel.
Plutôt que d'avoir un cahier et un livre de cours par an pour dix ou vingt gamins, ils avaient un livre et un cahier chacun, ce qui leur permettait de vraiment "rentrer" dans cette éducation qui était pour eux avant plus une corvée.
Nous apportions aussi des vêtements et ce que les chefs de villages nous demandaient pour améliorer le quotidien.
Les deux seules règles que je m'imposais étaient de ne pas vouloir changer quoi que ce soit au système sociologique local de la Vie des villages ; et ne pas rentrer dans le cercle vicieux pourtant omniprésent de la corruption.
C'était ce dernier point qui était le plus délicât.
J'avais compris qu'il fallait rester le plus discret possible pour ne pas attirer les convoitises et les vautours, mais, même en restant discrets, cela ne pouvait manquer d'arriver car notre "côte" montait dans la population.
Fin 1999, j'ai décidé de prendre quelques mois de pause pour reprendre le recul nécessaire à faire un point de la situation.
J'avais eu l'idée de faire un film documentaire sur les voyageurs Occidentaux qui se perdent psychiquement en Inde.
Avec une co-équipière absolument exceptionnelle de bravoure et d'intégrité (K.B.), nous sommes ainsi partis à l'aventure caméra en main.
Et ce fut un cauchemar total...
Dès le départ s'est produit quelque chose d'imprévu, je me suis blessé, et barouder dans cette chaleur avec des côtes fracturées, c'était un enfer de douleur. En plus, à force de "coller au sujet", nous sommes tombés "dans" le sujet lui-même et avons perdu pieds avec une certaine réalité, comme ceux que nous filmions. J'avais l'impression de vivre une plongée dans les tréfonds de l'enfer ; c'était le tournage catastrophe d'Apocalypse now...
La nuit du millénium s'est passé à Auroville, près de Pondicherry.
C'était la première fois que j'y allais et j'avais complètement sous-estimé à quel point c'était "spécial"... Cette nuit du millénium, c'était vraiment une histoire de vie et de mort...
Ensuite, le calvaire à duré des mois, à traverser l'Inde jusqu'à Calcutta, puis Rishikesh ensuite...
L'Inde restait magique en elle-même, ce fut l'expérience sur la durée qui fut une horreur ; avec comme point culminant le culte de Kali à Bénarès ; le plus extrême que l'on puisse faire...
Nous nous accrochions parce que, avant tout, nous étions amoureux de l'inde...
Il a fallu que je fasse une pause sur le "tournage" car les opérations à Kathmandu nécessitaient ma présence d'urgence ; en plus de la visite de quelqu'un de très particulier qui arrivait de France et que je devais escorter dans sa découverte du népal sans qu'elle ne se doute de la difficulté de la situation...
Je suis donc arrivé d'urgence en solo depuis Bénarès, complètement épuisé, et là une autre épreuve m'attendait : les mafias de Kathmandu voulaient prendre en main le programme humanitaire.
Le programme était bien calé et je voulais passé la main aux locaux pour qu'ils puissent être indépendants ; mais ce que je ne voulais pas c'était que des gens exploitent ce chantier à des fins autres que strictement humanitaires.
Là pendant un laps de temps, court mais intense, ce fut une lutte armée contre la corruption ; finalement, j'ai compris que la seule façon que le chantier puisse continuer, c'était mon propre départ.
J'ai donc passé la main pour ne pas compromettre la suite des opérations.
Ensuite, il a fallu revenir à la fin du "tournage", cette fois à Rishikesh, dans les montagnes, à l'est.
J'étais tellement vidé que je ne pouvais presque plus communiquer avec l'extérieur ; je me suis donc laissé porter par la magie de l'endroit et mon Amour de l'Inde. La caméra n'avait pas survécu à tout ça ; le film était terminé.
A la rentrée, à l'été 2000, j'étais totalement détruit, physiquement et mentalement.
Imaginez le contraste avec la vie Parisienne...
En revoyant les images, nous avons vite compris que ces trente d'heures de rush n'étaient non seulement pas montables d'un point de vue technique, mais qu'en plus ce que ça représentait était trop trash pour être montré nulle part ; cela relevait du snuff movie.
Toute la seconde partie de 2000, j'en ai donc fait mon deuil.
Ce que je regrette le plus, c'est que l'intensité des événements ait coupé tout contact avec mon équipière, quelqu'un de vraiment fantastique, que je n'ai jamais revu (d'un commun accord mutuel et tacite) pour ne pas rouvrir la cicatrice.
Pour ce qui concernait l'Humanitaire, j'avais trouvé le moyen de boucler la boucle par une dernière mission, téléguidée depuis Paris. Tout s'était bien passé et cela a donc fini proprement, ce qui était l'essentiel. Quelques mois plus tard, j'ai su que celui qui fut mon Parrain au Népal (Teo Baba) était mort brutalement sur place de maladie. La boucle était définitivement bouclée.
Mon second cycle d'apprentissage "l'Ecole de l'Aventure en Asie" venait de se terminer, je le sentais. A la fois j'en étais triste, et à la fois je me disais que j'avais été le plus loin possible ; après des choses aussi extrêmes, je savais qu'il était impossible d'aller "plus loin"...
Quoi qu'il arrive, je garde l'Inde & le Népal dans mon coeur, avec tout mon Amour éternel et mon Respect pour ces deux pays qui furent vraiment mes Ecoles...
2001 commençait, le nouveau millénaire commençait...
Cela faisait dix ans que je n'arrêtais pas de voyager.
Je voulais passer à la troisième Ecole : l'Art...
Par le hasard des rencontres, cela s'est fait dans l'underground Parisien, dans la "cour des miracles" de l'underground Parisien je devrais dire... |
 | Qu´attend-on de vous dans votre travail, et comment y parvenez-vous? Je ne pense pas que quiconque attende quoi que ce soit de moi.
J'ai volontairement tellement peu médiatisé mon parcours de ces vingt années de période initiatique "profane" (1989/2009), que le facteur de "l'attente médiatique" n'a aucune influence sur mon parcours existentiel.
Le grand public n'a jamais entendu parler de moi, seules "certaines personnes" de "certains milieux très précis et spécialisés" me connaissent à travers mes interventions dans ces sphères précises.
Et encore, comme pendant ces 20 ans, j'ai volontairement changé de terrains tous les trois ans à peu près et que ce sont différentes "chapelles" très différentes les unes des autres... terrains de guerre, puis baroud en Asie, puis spécialisation Inde/Népal, puis humanitaire et diplomatique là-bas, puis les RH, puis hopital des grands blessés, puis Art underground en europe, puis cercles d'experts du réseau internet, puis cercle des Européens en percée en Asie...
Cette "réputation" dans certaines sphères plutôt "underground" me suffisent car cette réputation a été batie par mes actes, ce sont ces actes qui ont pu marquer en sublimal ces terrains... Cela me suffit parfaitement.
Maintenant, mes travaux passent dans une phase imposant d'inverser les choses : après la discrétion publique volontaire totale, il va falloir maintenant s'exposer médiatiquement pour défendre et porter les projets en cours.
C'est certainement là le paradoxe en fait : alors que je finis 20 ans de voyages pour en commencer un autre, les gens vont juste me découvrir maintenant et donc en déduire que je suis un débutant... Je pars donc en parfait inconnu, en parfait outsider ; comme je ne revendique rien et ne vient rien chercher en ouvrant désormais au public mon atelier d'alchimie, c'est l'idéal.
On m'a beaucoup demandé pourquoi depuis des années je n'exposais pas les réalisations au fur et à mesure... Ce n'est pas par gout du secret, mais simplement que je pensais que toutes ces expériences de 1989 à 2009 formaient un tout, et qu'il valait mieux exposer cela d'un coup une fois le process d'apprentissage mené à terme, plutôt que d'essayer d'exposer cela publiquement avant que cela ne soit terminé et cohérent...
Et puis, je viens de la "vieille école" des "Familles à l'Italienne"... je suis très attaché aux notions d'apprentissage, de filiations fraternelles par degrés par paliers... 20 ans pour arriver à ce niveau, c'est une étude qui peut sembler longue mais ce domaine métaphysique est si large que l'acuité ne peut venir qu'après des années et des années de routes... Et lorsque l'on est apprenti, il faut avoir l'humilité d'apprendre, d'écouter, et pas de se montrer ou d'attirer l'attention à soi... Voici la raison de mon "silence", tout simplement.
Maintenant, janvier 2010, nouvelle décennie, c'est le moment de faire une exposition rétrospective, tout en impulsant les ateliers futurs.
Et je suis ravi que cela se passe à l'endroit où je suis né, Paris XIV, là ou je suis revenu, comme je l'avais promis en partant 20 ans plus tôt.
Je ne fonctionne plus (depuis bien longtemps) sur les "attentes" de quoi que ce soit, mais sur les "actes" dans le vécu et sur les "opérations" dans le grand safari carnavalesque de la vie. Le silence parle plus que les mots et les stratégies marketings dans lesquelles tout sonne artificiel.
Dans l'équation métaphysique qui compose mon identité, j'ai cherché à "zenifié" la trajectoire au maximum, pour me concentrer sur la légèreté de ce que je pense être l'essentiel : le ressenti.
En cela, j'avoue humblement avoir eu la chance de beaucoup apprendre sur le sujet durant mes années de formation initiatique en Inde, au Népal et en Asie du sud est.
J'ai remplacé ainsi le facteur "attente" par celui "découvertes et curiosité". J'ai gommé aussi le facteur "recherche de reconnaissance et de richesse matérielle" qui caractérise la mentalité occidentale... c'est beaucoup trop encombrant, karmiquement parlant.
Rechercher gloire, pouvoir et argent, je trouve cela futil et trivial.
Ne reste au final que l'Avventura de la vie dans le ressenti.
Ca, c'est pour les choix et les bases qui régissent la personnalité ; la fréquence interne.
Ensuite, comme pour chaque être sur terre, il y a ce que votre parcours dégage comme onde autour de vous ; ce signal qui caractérise la trajectoire et initie la façon dont le monde extérieur vous ressent ; la fréquence externe.
Pour ce qui est de l'interne, je sais parfaitement qui je suis, d'où je viens et où je vais.
Pour ce qui est de l'externe, que chacun se fasse librement sa propre opinion. Je ne veux pas chercher à influencer ce ressenti. Je ne fais rien pour chercher à plaire à qui que ce soit et m'attirer ses bonnes faveurs ; je ne veux pas présenter de moi une image non conforme au réel. Face aux critiques hostiles ou face aux louanges : juste "être" et maintenir le cap quoi qu'il arrive... Juste cheminer sereinement dans la vie comme l'eau coule au fil des rivières. Sans rien "attendre" ni se laisser influencer par qui ou quoi que ce soit, justement...
Ceci étant posé, il y a une variante liée aux spécificités du "terrain" sur lequel on opère. La notion d'"attente" varie principalement selon les spécificités sociologiques des cultures des pays dans lesquels on intervient. Selon que l'action se déroule en Europe, en Asie, en Afrique ou en Amériques, il y a une profonde variation, cela tombe sous le sens.
Chaque "terrain" possède son historique, ses règles et ses codes ; en un mot, chaque terrain possède son "identité". Et la nature de l'attente est la conséquence directe dans l'inconscient de cette identité sociologique.
Lorsque l'on intervient plus loin que dans son pays d'origine, au delà des codes de sa culture natale, il y a une confrontation frontale avec "l'ailleurs", avec tout ce que cela implique.
A fortiori, lorsque le challenge fait que vous devez intervenir à plus de 10,000 kms, il y a forcément une rencontre ethno-sociologique trans-continentale, à de multiples niveaux d'enjeux, variés et complexes. Il faut donc être très cultivé pour pouvoir s'imposer sur différents terrains trans-continentaux.
C'est comme un tuner à multiples fréquences de sensibilités.
C'est aussi d'entrée un facteur de divergence.
C'est une chose de n'intervenir "que" sur son terrain natal, "que" dans sa langue maternelle, en connaissant d'entrée justement les "attentes" du contexte... et c'est carrément autre chose "d'oser se risquer" à intervenir sur des terrains lointains, des "ailleurs" où la nature de l'attente est une énigme.
J'appartiens ouvertement à la seconde famille parce que je place en priorité dans mon équation métaphysique les notions de : aventure + éclectisme + audace = rencontres imprévisibles avec l'inconnu.
Quand je reçois des mails de gens qui découvrent mon travail via internet, je perçois nettement que l'"attente", via ce vecteur qu'est internet, tourne autour de la notion d'innovation : voir sur le net des choses que l'on ne voit pas ailleurs, ouvrir des "fenêtres" sur la diversité du monde.
Et ces internautes qui viennent à moi, comment trouvent-ils mon chemin ?
Tout simplement grâce aux tags (mots clefs) aléatoires indexés par les moteurs de recherches.
Ce n'est pas de moi qu'ils sont en "attente", bien entendu, mais de découvrir un autre bain d'images, un autre ton, une autre vision de thématiques.
Je trouve fascinant de me rendre compte que cet échange relie avec l'ailleurs... avec Rio, avec Dakar, avec Tokyo... Et je peux vous dire que les "attentes" des Brésiliens, des Sénégalais ou des Japonais sont bien différentes...
Le monde n'est fascinant que parce qu'il est multiple et diversifié.
La perte de repères identitaires du début du vingt-et-unième siècle fait qu'il y a un dangereux retour aux fondamentalismes en tous genres, comme d'ailleurs à toutes les époques auparavant en cas de crise identitaire et/ou de peur matérielle du lendemain ; c'est une constante atavique du concept de "civilisation" qui se répète, de siècles en siècles. Si il fallait traduire cela par une parabole, de la pensée en mode Orientaliste transcodée à celle en mode Occidentale, on oserait parler de "trou d'air karmique".
"Trou d'air karmique"... Voilà dans quoi nous vivons ; voilà la dominante de ce début de nouveau siècle et de nouveau millénaire.
C'est donc très important de savoir clairement où l'on se situe si on recherche une avancée.
Personnellement, je me situe ouvertement dans la voie de la médiation entre les Cultures, dans l'écoute et le respect de la diversité des sensibilités de chaque Civilisation ; et bien sûr tourné vers le futur, et non vers le passé.
Il faut respecter les traditions ; les respecter jusqu'à une limite : jusqu'au moment où ces balises se mettent à freiner l'avancée par un conservatisme apeuré qui déclenche une réaction réactionnaire.
Etre respectueux des Traditions : oui ; être réac : non.
Si il y a une "attente" aujourd'hui, c'est bien celle-ci : l'innovation, pour trouver de nouveaux angles d'avancée, pour trouver de nouvelles formes de médiations.
Tout cela pour dire que la "notion d'attente" est insondable.
Passé, présent, futur.
Ici et ailleurs.
Conscient, inconscient, subconscient.
Il faut pouvoir trekker à travers ces différents plans de conscience en étant en éveil sur la difficulté de ce labyrinthe, en étant conscient de la difficulté de la tache.
Après, il y a la théorie, les discours, les analyses... et il y a la pratique.
Concrètement, il faut voyager pour se rendre compte à quel point la mondialisation est une évidence. On entend beaucoup parler de cette "mondialisation", mais je constate que ceux qui en dissertent à longueur de pages, bien souvent n'ont pas vraiment mis les pieds hors de leur petit cocon d'origine, et encore moins ont réalisé des choses dans différents endroits.
Quels sont donc les balises de cette mondialisation d'un point de vue non pas des échanges commerciaux mais des échanges culturels ?
Mondialisation par des réseaux communs de communicabilité globale et universaliste, principalement via le réseau internet... mais, paradoxalement et en simultané, alter-mondialisation de plus en plus spécifique dans le codage de chaque infra-culture régionale qui la compose.
Ce qui est tout à fait logique. Ce sont des cultures différentes, avec des historiques et des traditions différentes, et par la même des critères et des réflexes conditionnés différents.
Voila pour le contexte contemporain global autour...
Ensuite, à titre personnel...
Il n'y a pas besoin de parler du bout du monde pour constater à quel point les différences de cultures sont marquées...
Avant de disserter sur la Chine ou l'Amérique du sud, prenons par exemple deux voisins Européens cousins depuis des siècles : la France & l'Italie. Je prends cet exemple car c'est celui que je connais de l'intérieur le plus précisément, étant moi-même Franco/Italien, Français de naissance, de Culture, et Italien de Famille et de tradition...
Quand je vois comment ce que je fais est reçu dans ces deux pays, c'est une évidence que l'"attente" est diamétralement divergente.
En France, là où je suis né dans la fin du vingtième siècle, la clef de critère qui prime est celle de l'analyse cérébrale, cartésienne de préférence, avec automatiquement au bout un jugement de valeur censé souligner le statut d'"intellectuel" de celui qui se permet de juger.
On voit ainsi, depuis Paris, avec perplexité, mes interventions comme des "excentricités". En effet, selon les critères de la culture hexagonale, dès que vous intervenez dans différents domaines, dans différents registres, et que l'on ne peut plus vous classer dans une case précise, on vous colle de façon définitive l'étiquette de "touche-à-tout" sur un ton un peu condescendant, et vous devenez une "curiosité excentrique". L'establishment Français pense donc (par réflexe conditionné) que rien "de sérieux" ne peut venir d'un "guignolo" comme moi ; l'establishment Français n'attend donc rien de moi et renvoie une indifférence hautaine et froide à mon travail ; ce snobisme est son droit le plus absolu d'ailleurs. Ca ne me pose aucun problème et, plutôt que de regretter de n'être pas considéré en France, je vis avec délice les rencontres internationales.
En "Ritalie", là d'où vient le nom de Famiglia que je porte d'avant le vingtième siècle, la clef de critère qui prime est celle de l'affectif pulsionnel, avec panache et comedia dell'Arte de préférence, avec automatiquement une poussée passionnelle qui entoure les relations humaines.
Le jugement de "valeur" est conditionné à la signature (au "firmato" en v.o.) que vous mettez à la qualité de la surenchère dans l'Art de vivre, autant dans le fond que dans la forme ; c'est l'héritage de la Rome antique, puis de la Renaissance, puis du Barocco. Le fait d'intervenir sur différents terrains est respecté parce qu'ils en perçoivent la difficulté, et donc la bravoure à aller "relever". Il y a un profond respect de l'effort et de l'audace.
J'y suis considéré comme un "Cousin Parisien de sang". Un Italien Piémontais et Vénitien (comme le désigne mon nom) de Paris ; un ragazzo di Parigi qui possède un Destin ouvert vers le monde et "tente des choses", ce qui est respecté là-bas à sa juste valeur.
D'après les échos qui me reviennent par différentes sources, je ressens une ferveur et une chaleur humaine qui me soutiennent dans l'effort ; ils sentent que je tente des choses difficiles et ils me témoignent Amour et Passion en ne manquant jamais de m'encourager.
***
Nous sommes aussi le reflet de ce que nos actes impulsent...
Ce que je "fais" possède une "apparence" excentrique, cela induit une légèreté en même temps qu'un dynamisme lié à l'imprévisibilité ; mais cela implique également une forme de difficulté à comprendre "en quoi ça consiste".
Un coup on me trouve dans le documentaire ethnologique à l'autre bout du monde, ensuite on me retrouve dans l'Art contemporain, ensuite encore dans la fashion, dans la méta-sociologie et les ressources humaines, ou encore dans le monde sportif...
Il y a donc ce paramètre de lisibilité délicat à intégrer.
C'est ce qu'on m'a dit et répété, donc je vais commencer à le croire.
De mon côté, je n'attends rien de personne.
Je fais toute confiance à l'Arte della Provvidenza pour souligner le chemin vers la Bella Stella (vers la belle étoile).
C'est donc un rapport simple, serein et équilibré qui nous relie à travers ces paroles.
D'expérience, d'époques en époques, j'ai remarqué qu'on me considère, en France, généralement - à défaut de pouvoir me calculer - comme un "excentrique".
Et je ne peux leur donner tort car c'est tout à fait vrai.
J'ai assimilé cela et l'assume... pas de polémique.
Maintenant, tout dépend de ce que l'on appelle "excentrique"...
Dans mon cas, "excentrique" c'est dans le sens "qui tente des trucs dans l'inconnu", donc ce n'est ni négatif ni péjoratif, c'est juste une constatation par rapports à des faits.
Voila, à la grand loterie karmique des existences, j'ai tiré cette carte de "l'Enfant terrible", donc je ne cherche pas à la fuir et assume cette Avventura ; de la même façon, je ne veux renier à aucun prix ce que mon Coeur me dit de faire.
J'avoue ne faire aucune confiance ni aux calculs ni aux théories ni aux dogmes... donc je m'en remets seulement à mon ressenti et à mon intuition.
Cela m'a toujours sauvé, alors pas question de changer.
Les gens qui s'intéressent de près à mon travail et le suivent depuis des années savent bien qu'il y a ces deux facettes en moi : d'un côté, l'Aventure de "terrains" au bout du monde ; de l'autre côté, le registre Culturel & Artistique.
Un miroir à deux faces : la recherche de l'Aventurier et la recherche de l'Esthète.
***
J'ai commencé à "voyager" quand j'avais seize ans, en 1989, au siècle dernier déjà ; et en septembre 2009, le neuf, le 090909, cela fera vingt ans pile.
Sur ces vingt ans, les dix premières années dans l'Aventure au bout du monde, puis les dix suivantes dans la création Artistique.
Ce n'est donc tout simplement pas possible pour moi d'oublier ni l'une ni l'autre de ces deux identités qui n'en forment plus qu'une aujourd'hui.
C'est aussi un paradoxe.
Comme je commence tout juste à ouvrir une "médiatisation" à mon travail en septembre 2009, beaucoup pensent donc que je "débute" puisque je suis un "petit nouveau" qui apparait juste à leurs yeux.
Alors qu'en fait je ferme un cycle de 20 ans d'expériences initiatiques "profanes", pour en ouvrir un autre en "magistère", si l'on peut dire.
Mais bon... j'assume ce statut de "jeune débutant", puisque je pense que l'on apprend chaque jour de la Vie elle même !
A chaque nouveau chantier, je privilégie la remise en cause, et donc, effectivement, je reprends cette position d'"absolute beginner".
Je le répète, on ne peut tourner le dos à son passé, nos expériences vécues "sont" nos personnalités d'aujourd'hui, et nos bases pour demain.
Alors voilà, à mon sujet il y a ces deux trajectoires, l'Avventura de terrain "et" l'onde culturelle ; une décennie dans la première, une décennie dans la seconde, et aujourd'hui une synthèse.
Les années 90 en baroudage sur des terrains au bout du monde, les années 2000 en créativité en atelier. Deux expériences, deux mondes si opposés...
Maintenant je fais les deux à un niveau de visibilité internationale.
Mais est-ce que cela me change la vie que maintenant des gens me voient par internet ? Non. C'est juste intéressant en terme de partage de vécus.
Je persiste dans ma volonté de vouloir apparaître le moins possible dans les médias... et veto total et absolu en ce qui concerne les sphères "people-isation" et "mondanités" que je fuis comme la peste.
En lui-même, mon travail est exactement le même qu'avant.
J'essaie juste de donner le meilleur de moi-même "dès que je monte au terrain" comme on dit en Italien dans le calcio.
La variante, c'est qu'avant cela ne se savait que pour des petits cercles d'initiés dans des obédiances spécialisées ; alors qu'aujourd'hui, via internet et tous ces écrans de multiples genres, cette voix d'Atelier se projète.
Mais c'est aussi ce que les "décideurs institutionnels" lui demande, si vous voyez ce que je veux dire et lisez entre les lignes...
Quel que soit le degré de médiatisation que cela pourra prendre, je m'efforcerai de rester à la même humilité que celui qui était "sous le bandeau" au moment de passer les portes d'expériences initiatiques.
L'echo ou la "côte" médiatique et/ou financière n'a aucune prise sur moi. Vraiment...
***
Mais l'Aventure "Live, sur le terrain" et la création Artistique, ce sont deux registres qui n'ont rien à voir.
C'est cela d'ailleurs que j'aime en fréquentant ces deux terrains antagonistes : ils sont aux antipodes l'un de l'autre. C'est cet éclectisme qui m'attire.
En restant bien clair sur la nature profonde de chacun des deux terrains.
Quand c'est le moment de l'Artistique, c'est la comedia dell'Arte. C'est donc la facette bouffon de carnaval qui prend le dessus en moi.
Quand il s'agit de gros enjeux internationaux sur des terrains en opérations à l'étranger, c'est le sens de la responsabilité qui prend le dessus ; "aller au bout des choses" sur ces terrains dans des conditions souvent très délicates et périlleuses, avec "spirit commando" pour opérer. C'est quelque chose que je porte en moi depuis mes vingt ans où j'étais en zones de guerre. Ce "mental commando" prend le dessus en moi lorsque la tempête se met à souffler et qu'il faut faire front.
Pour connaitre justement les deux terrains ; et le terrain de l'Aventure au bout du monde, et celui de l'Art : je sais qu'il faut être concentré sur une seule fréquence, et ne surtout pas mélanger les deux, à aucun prix.
Dans le cas de l'Aventure de terrain au bout du monde, c'est du "live" au coeur du réel, avec les responsabilités et les dangers qui vont avec.
C'est le moment d'être un homme d'Action tous terrains, juste concentré, de façon presque animale, sur l'Action.
Dans le cas de la création Artistique, c'est de "l'intemporel" dans les limbes de l'onirique, dans le subconscient et la grâce de la notion de création.
C'est le moment d'être un esthète, juste concentré sur la Poésie et la créativité.
Mais ne surtout jamais mélanger les deux sensibilités pendant les process...
Si vous êtes esthète et artiste alors que vous baroudez au bout du monde dans des épreuves techniques très exigeantes où le mental "commando" va de soi, dans le sport extrême outdoor par exemple, vous pouvez décrocher du senso du réel de l'action et vous risquez la mort par déconcentration.
Le verdict dans le registre du baroudage est sans appel.
C'est ce côté impitoyable qui fait le prix du baroudage et toute sa beauté.
Si vous êtes en mode "commando" alors que vous êtes à l'écoute de la grâce dans la magie du processus de création artistique, vous êtes trop rigide pour laisser infuser la création et trop complètement rivé aux limites du réel pour pouvoir ressentir toutes les fréquences de sensibilités nécessaires à l'acte du créateur.
Cette rigidité se traduira dans l'oeuvre elle-même et elle échouera à venir rencontrer la grâce dans les rendez-vous invisibles avec l'Art. Le verdict dans le registre de l'Art est plus difficile à évaluer parce que plus subjectif, mais il est tout autant sans appel. Voilà pourquoi il est si difficile de réussir à créer des oeuvres marquantes dans la sphère artistique : le rapport entre le réel et le subconscient ouvre la boite de pandore de l'âme, et il s'agit donc d'une grâce immaculée qui ne connait aucune règle... C'est un mystère total et seule la sensibilité d'âme permet de voyager dans l'Art. C'est ce côté alchimique qui fait le prix de l'Art et toute sa beauté.
On peut d'ailleurs remarquer qu'en général les gens qui viennent du "terrain" éprouvent les pires difficultés à sortir du réel pour passer au mode créatif subliminal ; dans le même transfert mais à l'envers, les gens de la sphère artistique ne sont tout bonnement pas capable d'affronter ni techniquement ni psychiquement la pression du réel en terrain difficile et perdent pieds dès qu'il faut sortir du monde onirique.
Il y a là une difficulté fondamentale qui est aussi ma principale motivation à vouloir être "complet" et à pouvoir opérer de l'un à l'autre.
Je dois avouer que pour me séduire, il faut soit l'un soit l'autre.
Le courage sur le terrain me fait vibrer, le talent dans la création me fait vibrer ; si il n'y a ni l'un ni l'autre, ça me laisse juste de glace.
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Voila, la question précise est : Qu´attend-on de vous dans votre travail ?
Dans le registre de l'Action, on attend de moi que j'aille mener des missions à forts enjeux, sur les registres de la médiation Diplomatique, au niveau international en Asie, qui est mon terrain "Fétiche" depuis maintenant plus de quinze ans...
Dans le registre Artistique, on attend de moi que je fasse sortir des Créations du chapeau, pour à la fois contribuer à perpétuer les héritages Culturels des siècles passés, et à la fois pour contribuer à la création dans les beaux Arts ici et maintenant.
Voilà, à moi de relever le gant, et c'est ce que je fais.
D'un certain côté, mon palmarès des années 90 plaide pour moi sur des terrains "difficiles niveau rouge", on ne peut effacer l'expérience et les réalisations de mes époques de terrains "guerre" ou "aventure" ; mais comme j'ai réalisé ensuite dans les années 2000 des créations dans le registre Artistique, cela donne d'un point de vue de "l'apparence" quelque chose de plus léger, de plus fantasque.
Mais ce n'est pas du tout le même public. Ce sont même les deux extrêmes du spectre de sensibilités.
Les personnes qui connaissent mon parcours sur le registre "action" trouvent plutôt "rafraichissant" de maintenant intervenir sur un mode plus léger après des années sur des terrains aux enjeux graves.
Les personnes qui me découvrent par le spectre de l'Art comprennent bien vite que je ne viens pas du "sérail" ni de "l'establishment intellectuel", et découvrant mon travail dans le registre de "l'action" trouvent que cela "renforce" la création Artistique, et ils ont raisons, donc je n'ai rien à rajouter.
Je m'efforce de mettre de l'Art et du carnaval dans des sujets sérieux pour en faire ressortir certains aspects ; à l'inverse, je mets une approche "sérieuse" à aller voyager l'Art.
Ce paradoxe est la clef de mon expression.
Je ne peux que le répéter, ce qui me motive c'est la notion d'éclectisme.
C'est très bien comme ça d'ailleurs, cela me laisse toute latitude pour créer la surprise et toujours frapper là où ne m'attend pas...
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Peu importe au fond...
A part les avis de ma Maman et de la Femme avec laquelle je partage ma vie, peu importe ce que les gens qui ne me connaissent pas peuvent bien penser de moi...
Ce que l'on attend de moi, ce que l'on pense de moi - en bien ou en mal -, je m'en fous complètement.
De mon parcours découle logiquement les avantages et les inconvénients d'oeuvrer en trans-Disciplinarité...
Comme pour toutes celles et tous ceux qui interviennent en "trans-Disciplinaire", il faut intégrer comme facteur dans l'équation que le multi-Registres permet une action plurielle sur différents terrains en simultané, ce qui représente une grosse Force.
En revanche, il faut intégrer aussi que cette action puisse avoir une lisibilité extérieure difficile, car les balises sont nombreuses et variées...
L'inconvénient, c'est peut-être de paraître un peu "insaisissable", "inclassable" pour l'oeil extérieur qui voudrait me classer dans une fonction bien précise et codifiée. Les gens aiment pouvoir croire cerner quelqu'un en un coup d'oeil (un nom > une fonction sociale), ça les "rassure" ; lorsque cela n'est pas le cas, souvent ils ne se posent pas la question de creuser, ils trouvent juste ça "bizarre"...
Ce n'est pas spécifique à moi, c'est comme ça "en général" pour tout ce qui touche à la trans-Disciplinarité, donc tant pis, il faut faire "avec"...
L'Avantage d'un parcours vécu sur de multiples fréquences, c'est de pouvoir aborder une multitude de thématiques socio-culturelles, avec une expérience et une capacité OPErationnelle qui permettront toujours de trouver, par intuition, un angle de tir en scannant la trame de la situation à différents niveaux d'enjeux ...
Pour, d'étapes en étapes, de degrés en degrés, de paliers en paliers de l'échelle, d'expériences en expériences... avancer, quelle que soit la difficulté... avancer toujours un peu plus loin... se projeter vers l'avant dans l'inconnu...
Qu'attend-on de moi ?
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Ca dépend des Pays et des Cultures.
En France, en Italie, dans le monde Anglophone, ou en Asie, on n'attend pas du tout la même chose ; logiquement parce que la conception de "la Vie" en général diffère ; les enjeux et les valeurs sont différents, les façons de ressentir l'inconnu sont différentes...
En langue Française, il n'y a pas vraiment de mot pour "désigner" le fait de pouvoir traverser plusieurs Vies via plusieurs registres sans vouloir être d'une condition en particulier. On dit péjorativement "touche-à-tout", avec condescendance. Plutôt que de relever la difficulté qu'implique le challenge de passer d'un registre à un autre, on en déduit qu'il doit s'agir d'une excentricité...
En Italien, on dit juste "FuoriClasse", mais il faut le mériter par des actions "hors normes". L'aspect émotionnel compte énormément et, plus que les références pragmatiques, c'est la beauté de l'Ame et du Panache qui font Foi. L'extravagance de relever des challenges est respectée comme une profession de Foi et on ne sépare pas systématiquement le fond et la forme, comme ailleurs...
En Anglais, on dit juste "Smooth Operator", en laissant "open" toutes interprétations possibles. Ce qui compte, ce sont les résultats avant tout, et peu importe le décorum autour. Le "palmarès" est donc logiquement une valeur respectée
En France, on ne sait jamais trop comment ce que l'on fait va être reçu.
Un jour vous êtes apprécié pour certaines raisons ; le lendemain on vous tire dessus à boulets rouges pour les mêmes raisons.
C'est le charme et toute la difficulté d'évoluer en France : un jour on trouve ce que vous faites "bien", juste après on vous traîne dans la boue comme nulle part ailleurs en Europe. Un jour on vous félicite, le lendemain on vous lynche.
Cela tient à l'Histoire très particulière de la Culture Française, de la Royauté à l'Empire puis à la République ; c'est à la fois l'une des plus vieilles Cultures d'Europe et la plus paradoxale.
La France est le pays du paradoxe (ce qui est fascinant) et du "coupage de tête" (ce qui est dans sa nature ; l'idée que pour avancer il faut brûler le passé).
Descartes a synthétisé ce mélange de pragmatisme et d'incrédulité qui confine parfois à l'obsession : l'esprit "critique", à la fois le point fort de la France, et son talon d'Achille, lorsque cela vire au systématisme.
En France, on ne croit rien ni personne, par principe.
Il y a toujours en filigrane cette volonté de faire tomber des têtes ; cette notion inconsciente que la vérité ne peut s'obtenir qu'en "purgeant" la société ; ce besoin de "purification" qui veut que dès que quelqu'un réussi quoi que ce soit, cela est forcément suspect et qu'il faille ainsi absolument y mettre fin, sous prétexte d'égalitarisme. "Réussir" est vu comme une forme de trahison, de corruption morale. D'ailleurs, dès que quelqu'un réussi quelque chose, il devient immédiatement impopulaire, attire contre lui la vindicte générale et doit se cacher. Le rapport à la réussite est un vrai tabou qui invite à l'hypocrisie. Le syndrome Anquetil/Poulidor dans l'imagerie populaire.
Dans le doute, on préfère condamner que de se laisser le temps de comprendre, on préfère toujours condamner d'avance que de se laisser l'option d'avoir l'esprit ouvert et d'analyser objectivement ; cela se retrouve juridiquement : celui qui accuse a tous les droits, et c'est celui qui se défend qui doit se justifier ; les autres Cultures Européennes regardent ça avec une totale incompréhension.
C'est le différence fondamentale (le "présumé coupable") entre la France et ses voisins Européens. Voilà pourquoi, instinctivement, les autres pays Européens n'ont aucune confiance dans la France où l'on est toujours censé être coupable de quelque chose. C'est une spécificité hexagonale et les étrangers ne comprennent pas pourquoi ils devraient passer leur temps à se justifier.
Ce constat est dur à évoquer, mais justement "être Français", c'est aussi avoir l'Honnéteté intellectuelle de l'auto-critique. Il suffit de parler avec nos voisins Européens pour voir à quel point cette méfiance de la France, pour cette raison, est tenace. De l'extérieur, personne ne comprend pourquoi ce pays passe son temps à donner des leçons de morale en mode accusatoire.
Le reste du monde ne comprend pas ce réflexe inné de dire "non" pour marquer sa différence, de dire "non" juste pour marquer qu'on est "plus malin" que tout le monde.
En application, dès que quelqu'un a du "pouvoir", il ne l'utilise jamais pour faire avancer les choses, mais au contraire Monsieur ou Madame X utilisera ce "pouvoir" pour "casser pour casser" ; il ou elle utilisera son pouvoir pour directement faire un "abus de pouvoir" et montrer ainsi qu'il/elle a du pouvoir...
L'"abus de pouvoir" est un sport national en France qui confine au problème psychanalytique : utiliser le pouvoir pour casser, pour briser... à n'importe quel échelon du pouvoir... Le moindre pouvoir permet d'avoir une "influence", donc utilisons-le pour "casser"... seul un psychiatre pourrait décoder cet atavisme...
C'est pour cela que les étrangers se méfient autant de la France ; ce qui constitue bien évidement un lourd préjudice pour la France elle-même ; en tant que Français qui aime la France je le déplore bien entendu...
Les gens du monde entier apprécient la richesse de la Culture Française, mais ils s'en tiennent éloignés parce que, justement, ils savent que n'importe qui va se faire mousser en les cassant potentiellement ; voici pourquoi les étrangers coopèrent en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, mais évitent la France... ils ne veulent pas faire les frais de l'"abus de pouvoir" systématique qui les attend un jour au l'autre... Et la France y perd énormément...
Personne ne songerait à s'opposer à cela en France car tout le monde sait que cet arbitraire est une "Loi" en soi, un réflexe qui semble dépasser dans l'inconscient collectif la Loi du code civil...
Donc, le "coupage de tête" est une "coutume", et tout le monde laisse faire...
A chaque fois que j'entends les étrangers critiquer la France pour cela, ça me fait mal, mais je suis obligé de constater que cela décrit aussi une réalité.
Le bon côté, c'est l'Indépendance ; le mauvais côté, c'est le systématisme.
La cible principale en France, c'est le sens de l'innovation. Dès que quelqu'un tente quelque chose d'inédit pour faire avancer les choses, immédiatement un certain courant qui se veut "bien pensant" le matraque avec systématisme, juste pour le plaisir de médire et de critiquer, juste pour le plaisir de dire "non" et de rendre les situations ingérables.
La Culture Française possède des atouts considérables, mais il y a ces deux aspects qui posent problèmes : l'innovation et le sens du collectif.
Ce systématisme des attaques est le revers de la médaille de l'esprit critique, qui est aussi une Force du mental Français.
J'adore la France, qui est mon pays de naissance et ma Culture, mais il faut bien être objectif et reconnaître que c'est à la fois le pays qui a le plus gros potentiel d'Europe, et celui où il est le plus difficile d'entreprendre. "Tout est permis mais rien n'est possible" comme on dit...
En France, dès que vous sortez quoi que ce soit d'innovant, cela va sous le sens que vous allez immédiatement et systématiquement recevoir une salve de critiques, de jugements, quoi que vous fassiez.
Ca semble normal à tout le monde de se permettre d'attaquer gratuitement les gens, de traîner des inconnus dans la boue, juste pour l'auto-satisfaction de pouvoir salir pour salir, de pouvoir critiquer pour critiquer...
Cela m'a toujours effaré, mais bon, cela semble être la spécialité hexagonale, et il n'y a rien à y faire, cela fait partie du "décor"...
C'est très dommage, car, au sein d'équipes multi-nationales, les Français sont toujours mis à l'index pour cette raison spécifique ; le "Génie à la Française", reconnu unanimement par tous les Etrangers, hélas éclipsé par cette réputation (méritée) de "fouteurs de merde" incapables de s'entendre avec qui que ce soit ; le cliché (qui n'en est pas un) du Français passant son temps à s'entre-déchirer en interne (à combattre les siens plutôt que d'avancer collectivement vers des objectifs externes communs) et qui au final de toutes façons "va y aller seul, sans tenir compte de l'avis de ses partenaires"... juste par narcissisme...
Pour avoir toujours opéré sous bannière Française à l'étranger, souvent je me suis fait mettre à l'index juste parce que j'étais Français ; et le pire, c'est qu'au retour en France, ce sont les Français qui vous matraquent...
Les militaires Français qui ont oeuvré pendant le siège de Sarajevo le savent bien...
C'est vraiment très dommage, et c'est pour cela que j'évite de rentrer dans aucune polémique, il y en a déjà assez comme ça.
C'est aussi le pays le plus difficile d'Europe car les références Culturelles du passé sont si hautes et écrasantes que l'on ne vous pardonne jamais rien ; on vous compare toujours aux illustres prédécesseurs du passé ; dès lors que vous jouez la carte de l'innovation ; à la moindre occasion il se trouvera toujours quelqu'un pour vouloir gratuitement vous couper la tête.
D'où l'expression "Nul n'est prophète en son pays"...
La plus grosse Force de la France, c'est sa Laïcité ; cette Laïcité qui permet à tous les citoyens d'aller à l'école de la République et d'apprendre à lire et à écrire, sans la pression d'un dogme quelconque pour vous forcer la main...
Cela crée des êtres Libres penseurs... Ensuite, vous ne pouvez comptez que sur vous-même et ne pouvez vous imposer qu'après un parcours du combattant "seul contre tous", "à la hussarde"...
Cela développe hélas l'individualisme, mais renforce positivement l'indépendance en toutes situations. "Devoir y aller à la hussarde" forge le caractère et donc vous êtes parés pour la suite, n'importe où...
Mais comme c'est dommage de perdre autant de l'incroyable potentiel collectif de la France juste pour des histoires d'égos ; surtout dans une époque très délicate où il faut fédérer les énergies pour se projeter vers l'avant sans marge de manoeuvre.
En France, ce n'est que quand les gens sont morts que soudainement on les apprécie.
Au delà de tout ça, la France reste quoi qu'il arrive mon pays, je l'ai au Coeur, je la défends avec une Loyauté sans faille contre vent et marées à l'Etranger.
C'est ça qui est un comble en fait : partout où je suis passé, j'ai défendu les valeurs et les couleurs de la France... et il n'y a qu'en France qu'on doute de moi... Que faire ? rien...
Moi, je continue à vouloir rester positif et à n'entrer dans aucune polémique...
J'ai juste envie de dire à la France : "soyez un minimum honnêtes, respectez ceux qui défendent la France et la font avancer !!!, par des actions internationales à titre privé, via les Ambassades, via l'Alliance française"...
Mais il n'y a rien à faire, à l'intérieur de l'Hexagone, c'est juste de la suspicion et des polémiques sans fin ; donc il faut se faire une raison.
Moi, j'ai pris le parti du positivisme, et je laisse cette agressivité à ceux qui pensent que ça les grandis. Je ne veux rentrer dans aucune polémique et ne me focalise que sur "avancer", aller "relever le gant"... A LA HUSSARDE justement !
J'essaie de faire des choses positives à l'étranger, et tant pis si les gens en France ne croient pas en moi... C'est la Vie !
Par exemple, récemment, je suis allé au Laos tourner le pilote de ma série sur les Cultures d'Asie et ai placé les images sur des sites de video-sharing (youtube, dailymotion)...
J'ai reçu des tas de messages venant des quatre coins du monde pour encourager le projet, en souligner l'originalité, souhaiter juste "bonne chance" pour la suite... de France (comme je m'y attendais) je n'ai reçu que des messages de critiques, du pessimisme, des questions sur tel ou tel détail...
Quand un Français entreprend un projet difficile au niveau international, on pourrait s'attendre à ce qu'il soit un minimum soutenu à l'intérieur même de France... et bien non, c'est tout le contraire, on cherche à lui mettre des bâtons dans les roues, le décourager...
A croire vraiment que "certains" Français prennent du plaisir à voir d'autres Français en difficulté... Que ces gens se posent un jour des questions par rapport à leur mauvais esprit, que ces gens aient un minimum d'honnêteté intellectuelle et fassent un peu leur auto-critique plutôt que de s'en prendre gratuitement à ceux qui osent...
C'est comme ça, il faut intégrer ça dans l'équation...
En France, une fois que le projet se sera imposé, d'un seul coup, ceux qui le critiquaient hier vont (une fois le combat fini) trouver cela génial et viendront même dire qu'ils l'ont toujours soutenu depuis le début... no comment !
En Italie, sur la Terre de mes Cousins (qui, eux, me soutiennent sans limite), on ne s'occupe que de l'Impact Sensitif du Panache et du Lyrisme porté sur l'existence ; on accepte très bien l'Extravaganzia et la surenchère ; c'est même vu comme une qualité car c'est un signe de Talent.
Ce qui compte avant tout là-bas, c'est le Talent.
La culture Italienne (et ses fameux Tiffosi, la Ferveur... la Ferveur) respecte le Talent comme une grâce Divine, un Don du Ciel précieux, insolite et rare...
Il y a un Respect sincère pour le Talent, pas de la suspicion ni de la critique systématique.
Les Italiens vénèrent autant le "Talent" que les Français s'en méfient comme de la peste... Pourquoi ? les Italiens adorent tout ce qui les relie au Divin et à l'Emotion, à la fureur de Vivre ; les Italiens aiment et respectent ce qui les fait vibrer... alors qu'en France, dès que cela ne rentre pas dans le moule, il y a comme un danger potentiel puisque cela devient incontrôlable.
Il y a autant de "ferveur" dans la Culture Italienne qu'il y a de la "froideur" dans les relations humaines en France ; l'Italie base énormément ses relations sur "l'affectif", alors qu'en France on les base essentiellement sur le "cérébral"...
Il n'y a pas l'une des deux cultures qui prend le dessus sur l'autre ; c'est juste totalement à l'inverse d'un point de vue Emotionnel et sensitif.
L'Art de Vivre, la "forme", a énormément d'importance en Italie, alors qu'en France c'est uniquement le "fond" qui compte... et si la forme se veut belle à l'égale on dira qu'il n'y a que de la "forme" au détriment du "fond"...
Voilà pourquoi ce pays (la "Ritalie") est hallucinant de Beauté lorsqu'on le visite : Venise, Isola Bella, Rome, Florence, ça ne peut se trouver sur Terre qu'en Italie et nulle part ailleurs.
La culture Italienne accepte le Carnaval de l'Avventura comme une "Profession" (de Foi) en soi. Le côté "folklorique" y est bien vu, alors qu'en France si c'est "folklo" ça sous-entend que ce n'est pas "sérieux". C'est pour cela que la Comedia dell'Arte est présente à tous les étages en Italie.
Structurellement, c'est l'inverse de la France ultra-centralisée : le pouvoir est réparti entre plusieurs pôles d'influences : Etat de Rome, Etats des Provinces, Eglise, sans oublier en subliminal le pouvoir des différentes "Familles" de la Mafia. Les différents pouvoirs "occultes" sont omniprésents ; pour le meilleur et pour le pire. C'est quelque chose de très difficile à appréhender de l'extérieur.
L'Italie unifiée ne date que de 1861 et la République moderne que de 1946...
L'Italie aime ses Champions ; le sens de la Famille en est la racine carrée.
Il ne faut surtout pas chercher à "comparer" l'Italie avec ses voisins, ni d'un point de vue psychique, ni d'un point de vue socio-structurel. C'est une Culture beaucoup plus profonde et secrète que ce que les clichés étrangers véhiculent volontiers. La psyché Italienne est très complexe et riche de nuances...
Cela est d'un certain côté complètement ingérable et strictement incompréhensible de l'extérieur... mais cela présente l'avantage qu'il est toujours possible d'y faire des choses ; un pouvoir en équilibrera toujours un autre.
Comme partout, il y a la sociologie du réel, et la sociologie de l'inconscient populaire ; et que dresse comme carte l'inconscient populaire lié aux caractéristiques de l'Italie ? La "Famiglia" ne vous laissera jamais tomber et vous soutiendra, quitte à lancer une Vendetta pour vous défendre, et malheur à celui qui essaierait de vous faire du tort (salir le nom de Famille) car il se mettrait automatiquement toute la "Famiglia" à dos... et en Italie, on ne rigole pas avec ça ; toucher à un membre de la "Famiglia" (insulter un nom) c'est se faire ennemi de TOUTE la Famiglia, c'est avoir toute la Fratrie qui vous poursuivra sans relâche jusqu'à avoir votre tête pour laver l'Honneur du nom de la Famiglia...
De France, on mésestime complètement cet aspect (les gens qui "salissent" pensent avoir une impunité de par leur statut supposé) mais en Italie c'est central : si l'on me touche, on touche à toute la Famille, et c'est donc obligatoire de lancer une vendetta ; et le temps n'y fait rien, il n'y a pas de prescription possible et ceux qui "salissent" devront payer à un moment ou à un autre, sans aucun échappatoire possible ; il y a des millions d'Italiens et descendants d'Italiens installés partout à travers le monde, il y en aura forcément un qui finira par laver l'Honneur du nom par la Vendetta...
Il faut être bien naïf pour ne pas comprendre ça.
Les inconscients collectifs et individuels liés aux valeurs du sens de l'Honneur, au sens du nom d'une famille, ces fondamentaux, ne peuvent être substitués par aucune autre valeur d'aucune sorte.
C'est ça la force suprême de l'Italie : le lien du sang.
Au delà de tout ça, l'Italie est paradoxalement méconnue de l'extérieur, et je ne saurais que conseiller de se donner la peine de la découvrir, en profondeur, hors des clichés, et de se laisser emporter par sa Beauté, sa Magie, de la mystérieuse "colline" de Turin aux canaux de Venise, de la Toscane à Rome l'éternelle, de la Riviera à la ferveur volcanique de Naples, des montagnes Alpines du nord jusqu'au talon de la botte au sud, sans oublier la Sicile bien entendu...
L'Italie et la France, les cousines si proches et si lointaines...
Je trouve que les deux Cultures forment une complémentarité exceptionnelle quand l'impulsivité débridée "à l'Italienne" rencontre le sérieux structurel "à la Française"... C'est un peu le feu et la glace...
Nous sommes dans l'Europe du vingt-et-unième siècle, et je suis bien entendu partisan de l'Union Sacrée pour aller plus loin... Ensemble, plutôt que chacun de son côté ; collectivement plutôt que dans l'individualisme...
En Angleterre, que je fréquente depuis l'adolescence et qui m'est ainsi naturellement familière, on ne s'occupe que du niveau de "Performances au final" et on ne se permet pas de juger, de critiquer et d'attaquer gratuitement les êtres à tout bout de champs comme en France, ou de les pressuriser par la ferveur passionnelle comme en Italie...
Il y a ce côté de la tenue morale "British" que j'adore ; ce que les continentaux ressentent (à tort) comme de la froideur.
Il y a aussi un aspect pragmatique et efficace très appréciable dans cette Culture ; une volonté et une facilité administrative pour "entreprendre" ; et ce que je préfère : les British ne sont pas cyclotimiques : ils ne sont pas versatiles et ne changent pas d'avis toutes les cinq minutes ; c'est ce que j'appellerais la "fiabilité insulaire" qui est très précieuse en équipe.
Ils ont l'ouverture d'Esprit d'accepter avec flegme et fair play comme une "Curiosité Continentale" ce qui ne vient pas de l'île.
En revanche, n'étant pas Britannique, vous resterez quoi qu'il arrive toujours "à l'éxtérieur", toujours un "Foreigner" un peu suspect, et donc vous devrez réussir deux fois plus qu'un local pour être toléré... et dix fois plus pour juste commencer à être un tout petit peu respecté.
France/Italie/Angleterre, c'est le mix culturel que je préfère pour monter des équipes équilibrées.
Vers l'Asie, dans l'Orient du grand IndianAsiA, c'est beaucoup plus subtil et transcendental, on ne se guide qu'au ressenti via le Charisme et le Karma...
Les mots sont très secondaires, il n'y a pas besoin de partir dans de longues explications, tout se décide "au feeling"...
La grille Occidentale psychanalytique conscient/inconscient/subconscient (qui date quand même maintenant de plus d'un siècle) n'a pas cours dans les différentes Cultures Orientalistes, pas plus que les valeurs Judéo-Chrétiennes ; et pour cause, puisque (pour schématiser à grands traits) lorsqu'il s'agit de trouver une extension au réel-matériel, c'est directement la porte du supra-conscient qu'il faut franchir...
Cela initie une Dynamique Mystique de l'être complètement incompréhensible pour la psychanalyse occidentale...
Entre l'Europe et l'Asie, la question METAPHYSIQUE ne s'aborde pas de la même façon ; la réaction est même symétriquement différente pour les raisons décrites juste avant.
En Occident, tout ce qui tient de la mystique (pas de la "religion", mais de la "mystique" ou de la "Métaphysique"... nuance !) a été refoulée de siècles en siècles jusqu'à un refus total de toute forme d'invisibilité de la Spiritualité, c'est à dire l'évolution par le "tout pragmatisme" ; l'Occident s'est donc coupé des racines ancestrales de ses croyances et paradoxalement s'en remet aujourd'hui de façon pieuse et mystique à ce pragmatisme, à ce pouvoir de la matière...
En Asie, au contraire, l'évolution de siècles en siècles sur ce sujet est restée parfaitement linéaire, sans couper une seule séquence ; le résultat est la cohabitation entre d'un côté une dynamique mystique très profondément ancrée de générations en générations, et, de l'autre côté, un pragmatisme cohérent sur la prospérité liée à la matière et à la condition humaine.
La résultante est que là où l'Occident a eu besoin d'une médiation (la psychanalyse), l'Orientalisme Indo-Bouddhiste n'a eu besoin lui que de laisser aller son évolution traditionaliste en l'adaptant à la modernité, son rapport au subconscient s'en trouvant harmonieux.
Cela a pour conséquence que les Asiatiques arrivent facilement à traverser la psyché occidentale, qu'ils jugent (à juste raison d'après moi) "infantile" ; alors que les Occidentaux sont complètement perdus pour comprendre comment fonctionnent les sociologies Asiatiques...
Au niveau du rapport à l'individu, l'approche est elle aussi inverse.
En Europe, on passe au crible les "performances professionnelles" d'un être, puis on étalonne selon le "statut social" qui en découle, pour en dernier lieu en arriver à se demander quel individu humainement on a en face de soi.
En clair : vous êtes jugés par rapport à votre statut social et votre fric, pour parler trivialement.
En Asie, a contrario, on essaie de ressentir le plus humainement possible l'onde de son Karma, sans se faire parasiter par les apparences sociales, et ensuite on en arrive à ce qu'il peut en faire dans la Vie.
En clair : vous êtes jugés par rapport à la clarté (ou l'obscurité) de votre Karma et les apparences ne viennent pas parasiter ce jugement.
Voilà un peu une carte multi-culturelle schématique et réductrice de ce que j'ai pu ressentir en maintenant presque vingt ans de voyages.
A titre personnel, dans l'absolu, d'après l'écho qui me revient... ce que les gens qui m'ont calculé attendent de moi, si tant est qu'on attende quoi que ce soit... c'est de pouvoir Piloter une Trajectoire, et de la Projeter vers l'AVANT...
Pouvoir trouver des Fenêtres d'IMPACT (des angles de tirs) INEDITS pour faire la "DIFFERENCE" ; à une époque où tout est très concurrentiel, où les marges de manoeuvre sont réduites à l'extrême ; une époque dé-régulée, incontrôlable et imprévisible où il faut accepter de devoir piloter sans visibilité au milieu du trou d'air...
Vu ce contexte... Un guignolo de mon espèce en vaut bien un autre...
J'ai deux types d'interventions.
Une, liée à mon cheminement intérieur ; l'autre, en intervention sur des enjeux extérieurs à ma trajectoire mais dont je défends la cause...
Il y a ce que je crée pour mon parcours personnel "interne" + lorsque j'interviens sur des chantiers "extérieurs"...
Dans le premier cas (interne), j'avance au feeling pur, juste guidé par mon Intuition, par la Passion et l'appel de l'inconnu et de l'inédit...
Dans le second cas (externe), j'apporte mon expérience et ma malice parce que je ressens que je peux contribuer à faire avancer des process...
Comme mon parcours est difficile à décrypter de l'extérieur, les gens qui s'autorisent des jugements peuvent trouver cela déstabilisant à première vue.
S'il fallait utiliser le langage du Sport pour décrire cela : je ne suis pas celui à qui ils pensent en priorité pour aller atteindre la logique des objectifs... ce n'est qu'une fois qu'ils m'ont capté - si ils ont eu l'ouverture d'esprit et la malice d'ouvrir la boite de Pandore - qu'ils misent sur moi, un peu en "Joker".
S'il fallait utiliser le langage du capital/risque (ou celui du Pari Mutuel Urbain) pour décrire cela : "vu du bout des jumelles, revient du diable vauvert, pour finir comme une balle"...
Si la question est "comment y parvenir" ?
Je n'ai qu'une seule constante : de la détermination pour s'arracher et aller chercher un résultat qui soit positif... s'arracher et faire pencher la balance, au "finish".
Dans les deux cas d'Actions, je mets tout mon COEUR et fais tout mon possible pour aller le plus LOIN possible...
"Jusqu'au bout des choses", comme l'on dit en Français...
Avec toujours ce même état d'âme en Spirit : SE PROJETER vers l'AVANT...
Et advienne que pourra... |
 | Vos liens sur Internet (site Internet, blog, les réseaux sociaux, etc.) Site Officiel Informatif : www.stefanofrancobora.info
Site Officiel Video :
www.youtube.com/stefanofrancobora
www.dailymotion.com/stefanofrancobora
Egalement une fiche sur facebook, mais que pour les gens que j'ai croisé en "live". |
 | Êtes-vous satisfaite de l'éducation que vous avez reçue? Mon Père est mort quand j'étais un enfant, ma Maman a été formidable avec moi et a compris que rien ni personne ne pouvait me retenir...
Donc l'éducation que j'ai reçue, c'est celle que je suis allé chercher moi-même au bout du monde en voyage, en commençant par le plus "hard"...
Quand vous êtes un ado comme je l'étais, c'était de l'extrême et aucune formation d'aucune sorte ne pouvait se substituer à la sacro-sainte "épreuve du feu"...
Donc, je me suis jeté tête la première dans ce qu'il y avait de plus dur à l'époque, cela passait ou cela cassait...
C'est l'idéal "entier et sans compromis" de l'adolescence, dans un univers (les années 80 et 90) qui n'a strictement rien à voir avec le monde d'aujourd'hui...
Ensuite, ce fut le Feu, puis le Feu, puis le Feu...
Puis encore autre chose avec les années de 1996 à 2000 en Inde et Népal, l'aventure Humaine au bout du monde...
Puis encore autre chose avec les années 2002 à 2006 dans l'underground de la Création Artistique, la vie de bohème...
De cela je suis très satisfait, parce que mon bagage d'aujourd'hui est le reflet de ces expériences vécues à l'extrême, aux antipodes, avec des situations "vécues" dans des cultures qui n'ont rien à voir avec les réflexes européens standardisés et "politiquement corrects"...
Se confronter au "monde inconnu" dans ce qu'il peut avoir de plus dangereux, cette dimension "initiatique", presque "mystique", c'est quelque chose d'irremplaçable que partage tous ceux qui ont vécu jeunes "l'épreuve du feu"...
Vous voyez d'ailleurs tout de suite la différence entre les gens qui ont voyagé et peuvent relever le gant dans une variété de situations, et, au contraire, ceux qui ne connaissent qu'une langue, qu'une culture, qu'une grille de réaction... |
 | Quel est votre point fort et que devez-vous améliorer? Difficile de parler de soi et d'auditer objectivement...
Disons que mon point fort pourrait être l'"éclectisme", le sens de la surprise, le côté trans-disciplinaire, pouvoir passer d'univers dits "sérieux" avec de gros enjeux internationaux à des tonalités Artistiques plus légères...
Pouvoir "reprendre le treillis" et aller sur n'importe quel terrain "dangereux", passer à la tenue de soirée pour un événement protocolaire en Ambassade, ou repasser a un mood Artistique pinceaux à la main au milieu de l'underground...
C'est l'avantage d'"Harlequin"... pouvoir "changer de peau" et "frapper", si besoin est, dans n'importe quelle condition...
Mon point faible serait la "vitesse de l'ennui"... si je m'ennuie, ou si je me sens emprisonné par quelque chose, quoi que ce soit, je ne sais pas faire semblant de continuer comme si de rien n'était, et je fais ce qu'il faut pour briser les chaines. Je n'ai pas la patience de suivre un cap en pensant que "ça s'arrangera peut être" si je ressens que ce n'est pas le bon cap pour arriver au bout... Je pense qu'il faut rester en éveil et surtout être très réactif... Donc, je peux de façon très imprévisible "corriger le tir" ; ça donne un pilotage des événements un peu "brusque" quelques fois parce que je n"hésite jamais à donner un coup de volant sec pour corriger la trajectoire... C'est très important d'avoir l'humilité de laisser aux choses le temps de se faire, de ne pas "aller plus vite que la musique"... Mais c'est très important aussi de ne pas perdre son temps dans l'absolu...
Des années ont été nécessaires pour trouver la Paix de l'âme ; maintenant, je vise prioritairement l'équilibre et l'harmonie dans des process à longs termes, plutôt que des coups d'éclats... |
 | Quand avez-vous compris que ce que vous faisiez était pris au sérieux et vous pourriez devenir un professionnel? Comme je n'ai jamais rien fait pour médiatiser mon parcours, je ne pouvais baser cette analyse sur l'impact mainstream que mon travail provoquait...
Là où j'ai compris que cela tiltait et que le "level" était là, c'est en recevant les échos des "professionnels" des terrains où j'étais passé qui me demandaient comment j'avais pu obtenir les résultats que j'avais obtenu...
De toutes façons, quand les pros constatent que vous avez commencé votre parcours par trois guerres, il est bien évident que vous signifiez d'entrée que vous n'êtes pas là pour faire du tourisme... que vous n'avez pas froid aux yeux et que vous irez au bout des choses anyway... |
 | Quelles ont été les personnes les plus influentes dans votre carrière? Ceux qui m'ont fait confiance n'ont jamais eu à le regretter...
Pour moi, la Vie, C'est juste une histoire de Confiance et surtout d'HONNEUR...
Si on me désavoue... je ne peux pas me sentir responsable d'essayer d'aller le plus loin possible pour des gens qui doutent eux-même de moi... alors, peu importe, je ne leur dois rien, et je m'en fous complètement d'ailleurs...
A la limite, j'adore être sous-estimé et je laisse toujours la porte ouverte pour... ça me fait toujours sourire de remettre les pendules à l'heure en sortant des lapins du chapeau...
Les personnes influentes dans mon parcours sont donc celles qui m'ont fait confiance sur la durée, celles et ceux qui ont attendu que j'arrive au bout des process pour voir le résultat fini des choses... plutôt que ceux qui ont privilégié leur "doute" et m'ont désavoué en plein milieu de l'évolution des choses sans attendre de voir comment ça allait finir et pourquoi j'étais passé par là où j'étais passé pour atteindre le but final...
Par contre, avec moi, une fois "fini", c'est sans retour en arrière possible...
Je ne joue JAMAIS avec la Vie ou les Sentiments... Ce n'est pas un jour "bleu", le lendemain "blanc" et encore après "jaune" ou "rouge"... |
 | Avec quel genre de personnes vous sentez-vous bien en groupe de travail? Plus jeune, j'étais vraiment "tête brûlée", ingérable et assez extrême, donc je préférais toujours travailler en solo...
Aujourd'hui, avec la maturité de l'âge, c'est le contraire, l'énergie d'un chantier qui avance collectivement, en synergie, en équipe, me fait plaisir...
J'aime voir les gens AVANCER ENSEMBLE... |
 | Quels sont vos objectifs dans le domaine professionnel? Je n'ai aucune ambition à titre personnel...
A notre époque, c'est anachronique de dire ça, mais ceux qui me connaissent l'ont bien constaté à travers les années... Juste faire avancer de jolis projets et voir les gens heureux, tout SIMPLEMENT...
Vu par où je suis passé, c'est irréaliste et un miracle que je sois encore en Vie et en parfaite Santé, donc je ne demande rien pour moi... La joie, le sourire, le bien être DES GENS JUSTES, c'est ce que j'essaie de faire valoir...
Une chose très importante, c'est de pouvoir rendre à la vie ce qu'elle vous a permis d'apprendre ; donc d'être "UTILE" à la collectivité, et non pas juste faire vos trucs dans votre coin.
PARTAGER les émotions et les découvertes...
C'est pour cela que je veux ouvrir en 2009 mon Atelier à Paris, dans le Quatorzième où je suis né ; que je veux participer à l'évolution de la côte d'Azur, du Piémont et de la Vénitie, d'où vient la famille Italienne de mon Père et mon nom à travers les générations. Faire enfin cette série de documentaires en Asie pour créer un lien Culturel de Partage et de médiation des Connaissances et des Traditions entre l'Europe et les pays d'Asie où j'ai passé tant d'années....
Vivre de nouvelles émotions, ça me fait avancer...
Créer des choses innovantes, ça me fait avancer...
Sinon, l'argent, le pouvoir, le matériel, je m'en fous à trente-cinq ans comme à seize...
J'ai la chance inouïe après avoir traversé tout ça et d'être resté vraiment un gamin à ce niveau là : ma seule ambition, c'est la SIMPLICITE... |
 | Quelles langues parlez-vous, comment les avez-vous apprises? Ca c'est vraiment une "question à la Française"... Pourquoi tant de problème à manier les langues étrangères ? Il ne faut pas les "apprendre", il faut juste les "sentir"... Mais si je devais ne parler qu'une Langue, je choisirais le Français car c'est la plus subtile et la plus difficile à apprendre... Je suis très attaché à la Francophonie. |
 | Avez-vous un site web ou blog? Comment s´est déroulé le processus de réalisation ? Accomplit-il les buts pour lesquels il a été conçu? Là on touche à un problème qui ne m'est pas personnel, mais un problème d'époque...
Il y a une telle parano ambiante qu'il faut passer son temps à s'expliquer, se justifier, classer, identifier...
Ainsi, d'années en années, les gens qui me croisaient me reprochaient de rester secret sur mes expériences, voire ils finissaient par en douter ; ils ne comprenaient pas pourquoi je n'avais jamais rien fait pour médiatiser mon parcours...
Je n'ai rien à "vendre" de moi-même, donc j'ai juste ouvert un site web (www.stefanofrancobora.info) pour reprendre le cours chronologique des choses, et, à travers des images de ces époques, rendre HOMMAGE à des phases de vie et des gens...
J'utilise juste Internet pour jouer la Transparence sur mon parcours, et n'avoir pas ainsi à devoir "gérer" une carrière médiatique.
Par exemple, quand on me posera des questions sur tel ou tel point... je renverrai juste sur cette interview "base de données" de WhoHub, en suggérant d'aller y chercher les réponses...
Internet permet de présenter son travail, son évolution, sans avoir à devenir un personnage public médiatique, un "people"...
Chacun sa Vie ! |
 | Comment parlez-vous face au public? Quelles expériences avez-vous eues? J'ai commencé en 1992, et ma première exposition "publique" date de 2008... c'est tout dire... A vrai dire, j'étais intéressé juste par "vivre" les expériences... les présenter au public ou me montrer médiatiquement, ça n'a jamais été un but...
Ca a toujours été le vécu en "live" des expériences qui m'a motivé... Quand est arrivée en 2008/09 l'exposition de mes travaux sur l'Inde qui dataient de 1996/97, dix ans en arrière, ou du travail sur l'Art Contemporain qui datait de 2001/2006...
Je me suis dit effectivement que cela aurait pu être bien de les présenter avant... Mais au fond, je me fous complètement de ce qu'on peut bien penser de moi... Donc je ne suis pas plus intéressé aujourd'hui qu'hier d'exposer publiquement mon parcours...
Il y a déjà assez de gens qui veulent à tout prix être "reconnus", chacun son trip... Moi ma vocation, c'est le "vécu", le "live", que cela soit médiatisé après, je m'en balance...
La seule chose, c'est que dans le monde d'aujourd'hui sur-médiatisé, on ne peut plus rester complètement en dehors si l'on veut trouver les budgets pour monter des opérations ambitieuses...
Donc, c'est une nouvelle phase qui s'ouvre où je vais devoir "exposer", faire connaître le travail pour lui donner une "côte" et ainsi pouvoir enchaîner sur des choses de plus en plus ambitieuses sur le fond...
Paradoxalement, il va donc falloir pour faire avancer le "fond" aller vers la médiatisation de la "forme" ; accepter de temps à autres de rentrer dans l'univers de la bouffonerie médiatique... |
 | Participez-vous à des cocktails, des présentations, des foires et des conventions relatives à votre profession? J'évite les mondanités, par ennui... Le côté "jet set", "people-isation", socialisation de pacotille, je laisse ça à ceux que cela fait vibrer...
Quand je sors, c'est "en bande" avec mes amis et cela n'a rien à voir avec la sphère professionnelle.
Les seules fois où on peut me voir à des vernissages, c'est parce que j'aime bien les Artistes qui exposent et que je viens les soutenir et voir leur oeuvre de plus près ; de la même façon que si on me voit sur un dance floor, c'est pour la musique et la danse... |
 | Avez-vous exploré les portails de réseaux sociaux professionnels? Sur lesquels vous êtes-vous enregistré? Je trouve juste ça "curieux"... Je trouve vraiment surprenant de pouvoir par ce biais découvrir des gens que je n'aurais jamais rencontré dans la vie dite réelle, pour des raisons géographiques...
Je n'utilise internet que pour raisons professionnelles et ne veux pas que cela se mélange à la vie privée.
Dans l'extrême majorité des cas, je ne rencontre jamais les gens avec qui je corresponds sur le net.
Cela permet de s'échanger des points de vue sur nos travaux respectifs, tout en restant objectifs. |
 | Qu´est-ce qui vous différencie d'autres professionnels? Mon côté "fantomatique", difficile à saisir...
Comme j'interviens sur des domaines très différents les uns des autres, les gens semblent toujours surpris de me rencontrer à chaques fois dans des univers différents et y être aussi à l'aise...
Ce côté Harlequin brouille les cartes car ils ne savent jamais à quoi s'attendre avec moi et découvrent à chaques fois une nouvelle facette... |
 | Comment Internet change-t-il la façon dont vous travaillez? Oui. Pour une raison très simple... Quand j'ai commencé en 92, il n'y avait que cinq chaines de TV... ensuite il y a eu la généralisation du satellite, puis l'explosion du nombre de médias... l'arrivée du numérique (caméras et appareils photos qui permettaient un résultat immédiat), puis Internet qui permet avec des sites de video-sharing (youtube, dailymotion, etc) de partager des expériences...
Avant, dans les années 90, je ne filmais pas mes actions parce le matériel était encombrant à trimballer à l'autre bout du monde et le montage fastidieux et interminable... Aujourd'hui vous pouvez créer des images qui représentent vos actions et les diffuser librement, dans un process technique quasi-instantané... C'est donc un changement sociologique total... |
 | Vos passe-temps vous servent-ils dans le networking professionnel ? Non.
Je ne mélange jamais la sphère privée avec la sphère professionnelle, et internet fait partie pour moi de la sphère professionnelle. |
 | Quelle est la partie que vous aimez le moins réaliser dans votre travail? en parler... j'aime "vivre" et "faire"... pas parler de ce que je vis et de ce que je fais... |
 | En dehors de votre profession actuelle, qu´auriez aimé être? J'ai la chance de vivre et de faire ce qui correspond à ma personnalité... donc je ne suis envieux de rien d'autre... |
 | Quel aspect le plus important avez- vous tiré de votre expérience dans votre profession? L'expérience de vivre en direct des choses fortes sur des terrains que la majorité des gens ne connaissent qu'à travers les bouquins ou les films... La réalité des moments intenses est, à mon sens, bien plus pénétrante que la fiction. |
 | Lorsque vous étiez enfant, que vouliez-vous être lorsque vous seriez grand? Exactement ce que je suis, rien à changer... je voulais vivre des tas d'expériences à travers le monde dans des registres difficiles d'accès (aventure, art...)... c'est ce que j'ai vécu en allant chercher ce vécu jusqu'au bout du monde... Etre en conformité avec ces désirs de gosse ça apporte la sérénité... |
 | Pensez-vous, à quelques exceptions près, que les amitiés professionnelle et privée ne doivent pas être mélangées? la sphère privée, c'est une chose... la sphère professionnelle en est une autre... Je peux travailler sans problème avec des amis, mais des relations de travail ne rentreront pas forcément dans ma sphère amicale sous prétexte que l'on passe du temps ensemble... |
 | Crédits, Publications, Concours, etc. Peu importe... |
 | Votre bible? Le grand Meaulnes... |
 | Comment gérez-vous le stress? Le stress quand la température monte ne fait pas partie de mon mode de fonctionnement, donc le stress est absent de mon Senso... Je suis quelqu'un au contraire qui adore la pression... Je vois la pression comme un moteur, pas comme un problème... plus l'enjeu est difficile, plus j'aime relever le défi...
La seule chose qui peut donc me "stresser", c'est la stagnation, si les situations n'avancent pas, si il n'y a pas de défis à relever... |
CRÉATIVITÉ
 | Comment est-ce qu´une personne comme vous a commencé à faire preuve de créativité et pourquoi? La créativité, c'est ce qui sépare l'être humain du robot... La créativité c'est donc une expression de la malice... Quelqu'un qui n'est pas créatif, pour moi, c'est quelqu'un de chiant car il ne fait que répéter des signaux extérieurs sans avoir la personnalité nécessaire pour s'exprimer par lui-même... |
 | Qui ont été vos maîtres ? "Maitres" strictement aucun, car je trouve le concept trop martial... Sinon, plus jeune quand j'ai commencé, j'étais favorablement inspiré par des êtres comme Saint-Ex ou André Malraux... Car, hors le fait d'être des créateurs ils étaient aussi et avant tout des Aventuriers en "live"... Saint-Ex, on parle du "Petit Prince", moi je pense avant tout au pilote de l'aéropostale sur des avions impossibles dans les pires conditions... Malraux, on parle du Ministre, moi je pense avant tout au baroudeur dans les mystiques fumeries d'Opium près du Temple d'Angkor, ou au colonel Berger de la résistance Gaulliste contre l'infamie... Depuis l'adolescence, je sens l'ombre d'André Malraux, son héritage spirituel, sur mon chemin... |
 | Lorsque vous acceptez un travail, comment évaluez-vous chacun de ces aspects? L´argent, la liberté de création, la visibilité, en collaboration avec les meilleurs ... La seule chose importante c'est de pouvoir se regarder "droit dans les yeux"
Le reste, se sont des détails...
Je ne signe jamais de contrat... Le papier ne représente rien pour moi... tout est une question de "Parole"... |
 | La spiritualité, contribue-t-elle à votre créativité? of course ! |
 | Pour qu´une équipe créative fonctionne, quelqu'un doit-il exercer le rôle de leader ou de patron? Cela se fait naturellement... quand cela pose problème, c'est que quelqu'un veut s'imposer en force, plus par goût du commandement que par charisme de Capitaine... Quand vous avez des groupes dans lesquels un nombre x et y de leaders se "revendiquent", ces gens entraînent automatiquement leur groupe à sa perte car cela devient invivable de l'intérieur et illisible de l'extérieur... |
 | Déclarez-vous: Avec quelle personne ou entreprise aimeriez-vous travailler? Les deux seules équipes qui m'ont toujours fait rêver sont l'Equipe de France (les "Bleus", que je supporte sans réserve depuis gamin, dans les bons comme les mauvais jours) et la Juventus de Turin (les "BiancoNeri", les blancs et noirs, l'équipe la plus titrée d'Italie avec ses deux étoiles, ses 27 scudetti, la squadra aux 14 millions de tiffosi à travers la Botte et 60 millions à travers le monde).
La France, où moi-même et mon Père sommes nés (moi à Paris en 1973, et lui dans la vallée des 3 lacs, sur la région Creuse-Corrèze, en 1940, d'un Père Italien et d'une Mère Française de là-bas), et Turin, dans le Piémont, juste de l'autre côté de la frontière Alpine, là d'où vient ma Famille et où jouait le "Roi Michel Platini", mon seul et unique héros dans l'enfance...
La Famille de Platini est Piémontaise aussi, de Novare, à quelques kilomètres seulement de Biella d'où vient la mienne.
D'ailleurs, Biella est aussi le fief de la maison Cerruti depuis 1881, et il est probable qu'un jour ou l'autre je rejoigne ses rangs dans le domaine de la Fashion...
J'ai eu une enfance très dure après la mort de mon Père, le football c'était ma Passion de Jeunesse ; le seul moment de joie où je pouvais m'évader et ressentir du bonheur, comme des tas de gamins à travers le monde d'ailleurs...
Et Platini, c'était ce stratège imprévisible, ce numéro 10 magicien qui sortait toujours son équipe de nulle part, celui qui faisait basculer le sort des événements par des buts venus d'ailleurs dans les moments décisifs... Le championnat d'Europe qu'il offre à la France en 1984 avec le reste du "carré magique" Fernandez, Tigana et Giresse... Le premier titre majeur du sport collectif Français...
Quand il est arrivé à la Juve, il avait promis à la Famille Agnelli et aux Tiffosi de les emmener sur le toit du monde... ce n'était pas une question de sport, c'était Karmique... et il a tenu parole... il leur a offert un nouveau scudetto, puis la première Coupe d'Europe des Champions remportée par Turin, puis la Coupe Intercontinentale de Champion du monde des clubs qu'il est allé arracher au Japon en 1985...
Il avait dit qu'il leur rapporterait l'or des braves et il l'a fait...
Il a ramené ça du côté de la Piazza Veneto de Turin, la plus grande place d'Europe, devant le fleuve Po et les fameuses "collines"...
Voilà, ça c'est toute mon enfance, comme on dit...
Bien entendu, l'histoire de Platini me touchait autant sportivement que généalogiquement...
Turin, c'est très spécial comme endroit, c'est la première capitale de l'Italie, la capitale du Royaume de Savoie, très très élitiste, c'est la ville la plus difficile, la plus sophistiquée et surtout la plus exigeante d'Italie. Turin ce n'est pas l'exubérance et la folie de Rome ou Naples... Turin c'est froid et sans concession...
Et Platini, comme moi d'ailleurs (sans me comparer à son génie bien sûr), nous sommes pour eux des Cousins "Francese" qui parlons Italien avec l'accent Français...
Il faut se mettre dans le mental Turinois pour comprendre : l'attente est juste démesurée ; ce n'est même pas un trophée qu'il nous faut leur rapporter Piazza Veneto : c'est un titre Mondial, ou rien... Un titre Mondial, c'est tout ce que les Piémontais peuvent accepter de nous, c'est le "toit du monde" ou rien... c'est le prix unique de notre Paix de l'âme avec nos ancêtres... Platini l'a fait, et bien sûr c'est mon rêve de le faire aussi ; je ne suis pas un sportif professionnel donc dans le registre que je trouverai adéquat à réaliser une performance marquante...
Je veux rapporter quelque chose de Mondial à ma ville de Coeur et de Naissance (Paris), et un autre quelque chose à celle où vivait mes ancêtres (Torino)...
Une fois que j'aurai réalisé ça, je pourrai mourir en paix, je transmettrai le relais aux générations futures et me retirerai dans mon Atelier de Paris Quatorzième et dans un Palazzio des collines de Turin... Voilà mon rêve et mon but.
Apporter du bonheur et de la fierté aux gens, et ensuite se retirer en toute discrétion en passant la main dignement...
Voilà... Ce sont toujours mes rêves de gamin qui me font courir, et le football reste encore aujourd'hui ma bulle d'oxygène numéro un... C'est cela qui m'a toujours sauvé d'ailleurs... Dans les moments très durs à traverser, dans des situations extrêmes et dangereuses, je m'évade de la situation que je vis et reviens direct me replonger dans cette passion d'enfance... |
 | Quel critère suivez-vous dans le choix de quelqu'un pour former une équipe créative? 1/ La Loyauté (et la Loi du Silence) en toutes circonstances (le côté "clan" à l'Italienne) 2/ l'envie, le ressenti de se Surpasser 3/ le sens du sacrifice personnel pour l'intérêt général 4/ la capacité à souffrir dans les moments difficiles pour aller au bout des choses et ne jamais rien lâcher quelle que soit l'adversité...
Une défense de fer + une attaque audacieuse et imprévisible, comme dit toujours Trapattoni.
Pour les équipiers, il me faut ces quatre facteurs.
Quand vous avez une équipe composée de personnalités qui sont sur cette longueur d'onde... alors tout devient possible... |
 | Le psychologue à la maison: La créativité est-elle pour vous un acte de rébellion? Pas un acte de rébellion... un acte d'expression |
 | Quel est le meilleur spot publicitaire que vous avez vu ces derniers temps? Aucune idée, je ne regarde pas la TV |
 | Travaillez-vous bien sous pression? Plus il y a de pression et plus j'adore !!!
Au contraire, si le tempo descend je m'ennuie vite... |
 | Quelle ville au monde vous attire actuellement pour son ambiance créative? Je ne peux pas cacher que je suis Parisien avant tout, et quoi qu'on dise sur Paris, cela reste ma base naturelle... Spécialement le Quatorzième qui est mon endroit fétiche sur terre, là ou je suis né à Port-Royal et où je reviens toujours...
Sinon, les seuls endroits qui peuvent rivaliser dans mon feeling et mon envie, ce sont Turin et Isola Bella dans le Piémont, ou Venezia en Vénitie, là d'ou vient les ancêtres dont je porte le nom (Franco-Bora)...
Les mystérieuses "collines" de Turin où se trouvent ses Palazzi si élégants cachés du Monde, et Bella sur le majestueux Lac Majeur...
Une heure et demie d'avion ou cinq heures de train et boum on passe de Paris à Turin... Venise, c'est hors compétition tant c'est incroyablement grandiose et "ailleurs"...
Sinon, Rome bien sûr qui est inclassable et complètement hors normes...
Londres avec laquelle j'ai des affinités depuis l'adolescence pour son côté vraiment cosmopolite... Sinon, l'Asie, de Kathmandu à Pondy, de Bangkok à Luang Prabang, de Shangai à Tokyo... J'ai passé des années et des années dans les différents pays d'Asie et cela reste une destination naturelle...
En joker, je dirais Rio de Janeiro... |
 | Comment une idée se vend-elle? Quand elle apporte un + |
 | De nombreuses idées apparaissent simultanément dans différents endroits et à différentes personnes non concertées, comment expliquez-vous ce phénomène? Sign of the Times... |
 | Êtes-vous aussi bon que votre dernière idée ? N´aimeriez-vous pas avoir un emploi plus sûr? Pendant des années, on m'a rabâché les oreilles sur le monde de la finance, en m'expliquant par A + B que c'était le seul univers "sérieux" et qu'à l'inverse ce que je faisais tenait de la bouffonerie...
Laissez-moi rire !!!!! Je n'ai vu que des gens chiants à mourir dans la finance (à part une seule personne, mais cette personne est "la Grâce incarnée" anyway)...
Franchement, je pense que je pourrais faire n'importe quoi dans la vie, tout sauf travailler dans la finance... et spécialement travailler dans une banque... ça, ma morale personnelle me l'interdit strictement...
Gagner ma vie sur la spéculation, ou pire en tirant mes ressources de l'usure et des agios sur la misère de gens en difficulté... ca me fait tout simplement vomir...
Je respecte tous les métiers possibles et imaginables, tous sauf celui de banquier : pour moi c'est tout simplement "Misérable"...
Voilà, c'est un avis personnel et pas du tout un appel à la haine, il doit y avoir des banquiers qui sont aussi des gens bien au fond, mais c'est le concept qui me révulse...
Regardez cette histoire de crise mondiale... là on touche le fond du fond...
Non seulement ces as de la finance ont ruiné l'équilibre du monde en jouant aux apprentis sorciers, mais en plus maintenant les Etats sont obligés de prendre sur les fonds destinés au social pour les re-capitaliser d'urgence pour ne pas que tout s'écroule...
Ce qui veut dire concrètement que les banques qui envoient des huissiers pour une poignée d'euros ou saisissent les maisons de familles entières qu'ils jettent à la rue, que ces banques sont maintenant subventionnées pour indirectement pouvoir continuer à gagner de l'argent sur la misère humaine... Vrai ou pas Vrai ?
Alors je pose la question : en quoi ces gens méritent-ils un quelconque respect ?????
Mais il ne faut pas le dire trop fort... un gamin qui vole un survet est un délinquant voire un terroriste en puissance ; une banque qui plombe un milliard non seulement se fait re-capitaliser mais en plus s'en sort avec les félicitations du jury et peut continuer à foutre des familles à la rue à l'usure... Vrai ou pas Vrai ?
Où est la Justice dans tout ça ???
Le pire, c'est que comme le sujet de l'argent est "tabou", ils semblent disposer d'une impunité juridique relative car des scandales gêneraient trop de monde...
Donc, ils peuvent continuer à tout se permettre ; garder l'argent gagné par la spéculation, et se faire éponger leur dette en cas de perte... A "parachute doré" en prime... Vrai ou pas Vrai ?
Tout ça pour répondre à cette question : n'importe quel emploi sauf me mêler à ces gens...
Il faut faire quoi ? Applaudir ces gens ? Les féliciter pour gagner du fric comme ça, sur le dos de la misère humaine et du travail des gens modestes ?
En quoi ces gens sont-ils respectables ? En quoi ???
Franchement, je ne sais pas comment ils peuvent se regarder dans une glace... c'est la honte... la HONTE...
Mais chut, il ne faut rien de dire de mal sur ces gens qui représentent le fleuron de nos sociétés... Ce n'est pas politiquement correct... donc on va dire que ce sont des gens très respectables qui oeuvrent à chaque minute pour l'évolution humaniste du monde... Qu'ils font un métier dur et d'une honnêteté totale...
La HONTE !!! |
ART
 | Que faites-vous ? Comment vous définissez-vous? Je "fais"... Le définir ce n'est pas mon boulot... |
 | Éditez-vous votre travail sur le net? Où peut-on le voir ? A la rentrée 2008 j'ai ouvert des plateformes de videosharing (www.dailymotion.com/stefanofrancobora) cela permet de partager des expériences via l'image en toute Liberté... |
 | Comment une idée naît-elle ? Qu´est-ce que l'inspiration pour vous? En général, cela se passe pour moi dans le sommeil... Je garde toujours avec moi un carnet et un stylo pour le réveil, et je note directement des choses dont je me souviens pendant les songes... Ca peut paraitre bizarre, mais je fonctionne comme ça... |
 | Qu´est-ce que l´art? L'inverse de la standardisation...
Répéter quelque chose, c'est à la portée de tout le monde...
Faire preuve de caractère et créer des oeuvres singulières, ça par contre il faut l'avoir en soi... |
 | Dans quelles circonstances vous apparaissent les meilleures idées? Pendant les songes... |
 | Quelle est votre preuve par neuf pour savoir si une idée est bonne? Que cette idée apparaisse encore pertinente des années après... |
 | Vous considérez-vous postmoderne? Oui. Mais tous les créateurs du vingt-et-unième sont post-modernes, qu'ils le veuillent ou pas... |
 | Comment doit-on évaluer une œuvre d'art? Impossible.
L'Art voyage dans le ressenti intime de chaque être ; il y a donc autant d'évaluations d'une oeuvre qu'il y a de personnes qui la ressentent...
L'évaluation de l'Art, c'est un concept très Américain ; avec des questions stupides du type : "qui est le plus fort de Picasso ou Rembrandt ? Mozart vaut-il plus que Vivaldi ?" |
 | L'artiste doit-il se réinventer chaque jour? C'est sa seule obligation, si il ne se réinvente pas à chaque création, il se répète et devient à son tour un robot car il ne fait que recycler ce qu'il a déjà fait sans le nourrir d'autre chose...
La facilité de se répéter (surtout lorsque ça a marché avant) est le piège numéro un de l'Artiste... |
 | Voyez-vous d´un bon œil qu'une grande partie des œuvres exposées dans les musées d'art contemporains soient d´artistes déjà décédés? On peut se demander aussi pourquoi 90% des tableaux figuratifs représentent des femmes... et que paradoxalement moins de 10% des Artistes exposés sont des Femmes... plus que décédés ou pas, ce qu'il y a de frappant dans l'Art d'avant le vingtième siècle, c'est son machisme... |
 | Lequel de vos travaux aimez-vous le plus ? "Voir l'aube à Bénarès"... Quatorze Tableaux bi-chromiques accompagnés de Poésie sur la Majesté Métaphysique du Gange. Publié le quatorze septembre (spécial dédicace) 1997. |
 | Collectionnez-vous quelque objet? Je ne collectionne rien du tout. Aucun objet.
Je trouve les objets encombrants, même s'il s'agit d'Art.
Les objets me stressent terriblement et j'aime me sentir léger, donc je ne veux rien de matériel. Strictement rien.
J'ai juste une toute petite malle avec mes souvenirs de voyages, cachée quelque part en Inde, là où personne ne peut accéder...
Cela n'a aucune valeur matérielle, juste sentimentale.
Sinon, tout ce que "j'ai", ce sont deux sacs avec des choses facilement remplaçables : un sac de sport avec des fringues, un autre sac avec les outils techniques (toiles, pinceaux, feuilles blanches pour écrire, ordi, caméra)... et basta !
Je n'ai rien d'autre, et ne cherche à rien "posséder".
C'est le reliquat de ma Culture de "routard"...
Comme ça, c'est une désinvolture totale par rapport au matériel, puisqu'il n'y à rien à avoir peur de perdre.
En un quart d'heure chrono, je suis prêt à déménager et à partir vivre ailleurs si le besoin s'en fait sentir... |
ÉCRIRE
 | Quel est votre genre favori? Un lien où l'on peut voir ou lire quelque chose au sujet de vos oeuvres récentes? Après avoir beaucoup écrit en "nègre", je vais passer à l'édition en 2009. Cela fera vingt-ans d'apprentissage de l'écriture, cela sera le bon moment. |
 | Quels écrivains admirez-vous le plus? Les aventuriers (Saint-Ex, Malraux, Pratt, Hemingway, d'Annunzo...) |
 | Sur quel projet travaillez-vous en ce moment? Niveau écriture... Premier manuscrit complet pour septembre 2009, après 20 ans d'apprentissage depuis 1989...
Je vais intervenir d'abord sur l'écriture dramaturgique.
En ces quelques années d'écritures, j'ai déjà cinq pièces de quasi-conceptualisées... J'aime imaginer le texte interprété à chaque fois par de nouveaux visages et des nouvelles voix... |
INTERNET
 | Quelle est votre spécialité dans le monde interactif? Dans la cyber-Culture : le mix entre un fond multi-thématique et une forme Artistique. |
 | Quel type de projet développez-vous? Surprise Surprise ! Je vous signale que nous n'en sommes qu'au début de la cyber-Culture... l'Internet en est aujourd'hui dans ce nouveau siècle là où le cinéma était dans les années 30... Je pronostique donc énormément de surprises pour les temps à venir... |
 | Travaillez-vous seul ou en équipe, comment est cette équipe? Je travaille relié en permanence à d'autres créateurs à travers le monde... Grâce justement au côté connectif d'Internet...
Quand je mets une video en ligne par exemple, dix minutes après elle a été vue à des milliers de kilomètres et son écho me revient...
Niveau "équipe" en live, il y a un petit groupe de personnes avec qui je travaille, qui sont de différentes nationalités, et vivent dans les pays où j'interviens.
Si il faut faire un certain travail dans un pays ; je contacte juste ; ils viennent me chercher à l'aéroport et on est immédiatement opérationnels ; à vrai dire je n'ai même plus besoin d'être moi-même sur le terrain pour téléguider une opération.
Si j'ai besoin de communiquer publiquement dans différents pays, je connais assez de gens dans le milieu des médias pour le faire en quelques minutes...
C'est l'avantage d'avoir traversé 15 ans de carrière et d'avoir laissé de bons souvenirs partout... Le carnet d'adresse, dans des registres très variés... |
 | Quel a été votre premier ordinateur, et quel est votre équipement actuel? Juste un portable. Je ne veux pas que cela m'encombre matériellement. |
 | Est-ce que le pouvoir a peur d´Internet? Je ne sais pas si le pouvoir en a peur, par contre je sais qu'il ne peut plus le contrôler.
C'est la première fois dans l'histoire de l'Humanité qu'un médium existe pour une diffusion mondiale et immédiate...
Par exemple : vous voulez envoyer un dossier à 100 journalistes dans 20 pays à travers le monde... Combien de temps ça va prendre ? Cinq secondes ? Dix secondes en bas débit ?
La censure en a pris un sacré coup ! et tant mieux !
Le "pouvoir", quel qu'il soit, ne peut plus effacer à sa guise des gens et des idées... Si il veut "éliminer" quelqu'un, immédiatement ça se sait et ça se retourne contre lui...
Dès que le pouvoir appuie aujourd'hui sur le bouton "censure", ça lui revient directement comme un boomerang et va à l'encontre de ce qu'il cherchait à faire... Si le pouvoir cherche à mettre en prison quelqu'un pour le faire taire, il lui donne involontairement une côte médiatique genre "masque de Fer", parce que les médias de différents pays voudront connaître le dessous des cartes et que c'est le pouvoir qui devra s'expliquer...
Voilà un paradoxe du vingt-et-unième siècle : le pouvoir qui voudrait faire taire quelqu'un lui ouvre une audience inespérée et en fait un martyr, un héros...
Donc si le "pouvoir" est lucide et subtil, il comprend que la censure est passée d'âge, et que plus il va essayer de faire taire quelqu'un, et plus, paradoxalement, la voix de ce quelqu'un se fera entendre, y compris par son éventuelle absence...
Bienvenue au vingt-et-unième siècle !!!
Ca devient de plus en plus dur la vie de Dictateur ! |
 | Pensez-vous que la fracture numérique est un problème social? Que feriez-vous pour accélérer l´alphabétisation numérique? On va se rendre compte vite que ce problème est mal posé... Ce n'est pas un problème social mais générationnel... Les gamins qui grandissent avec l'internet le maîtrisent instinctivement... Regardez en Asie !!! |
 | Quelle est la plus importante tendance aujourd'hui dans le monde interactif? Le fait que les bandes passantes permettent aujourd'hui de transmettre de la video... Cela va se substituer aux tv grâce à l'interactivité... Regarder la tv c'est un acte passif... Downloader ou uploader c'est interactif... |
 | La largeur de bande ne sera-t-elle plus un jour une limitation? Elle est en croissance de jour en jour... Est-ce que la taille des bibliothèques est une limitation pour le nombre d'ouvrages en circulation dans l'absolu ? Non bien sûr... C'est un faux problème... Le vrai problème, par contre, c'est l'avancée inégalitaire de l'accès au haut débit que l'on se trouve en Europe ou sur d'autres continents moins technologiques... |
PERSONNALITÉ
 | Quel est votre point d'équilibre entre travailler pour vivre ou vivre pour travailler? Il faut Vivre pour Vivre |
 | Quelles techniques fonctionnent pour calmer l'esprit dans les moments de grande tension? On dit souvent que pour calmer l'esprit il faut s'éloigner de la source de la tension, je pense au contraire qu'il faut se jeter dedans pour l'exorciser... Fuir les problèmes n'a jamais contribué à les régler... |
 | Quelle est la plus grande perte que vous avez assumée dans votre vie? Tant que je ne perds pas mon âme, le reste (le matériel) n'a aucun poids chez moi...
Il y a juste une "perte" que je regrette, et c'est un euphémisme... un "silence" depuis février 2001... c'est de l'ordre de la Vie Privée... "c'est" irremplaçable, mais il semble que je n'y puisse rien...
Il y a cette logique stupide qui prétend que pour avancer dans le futur il faille brûler son passé... Personnellement, je trouve que c'est une stupidité totale, mais ce dogme pyromane à l'air de bien fonctionner dans l'esprit de certains et certaines...
Donc, il faut respecter le choix des êtres... Même si cela, parfois, est d'une douleur incomensurable... C'est la Vie...
De la loyauté aux fleurs sauvages de la Providence dépend la Providence de l'aube surgissante de nos jours...
Là, je m'en remets à Dieu tout puissant, parce que seul un Miracle parfois sait et peut réunir les êtres... |
 | Vous gagnez neuf fois de suite à la roulette, continuez-vous parce que vous êtes en veine, ou vous arrêtez-vous de jouer, car statistiquement vous devriez maintenant perdre? J'adore la roulette, mais lui préfère le Poker no'limit qui est plus interactif...
Mais je ne pratique ni l'un ni l'autre.
Le seul jeu que je trouve vraiment excitant, c'est ce qu'on appelle en France le "côte & match", le pronostic sur les matches de football.
Non pour le côté financier, mais pour l'aléatoire du football qui fait tout son charme.
Le "must" d'ailleurs de la discipline, c'est le "loto foot" (nommé "totocalcio" en Italie) : trouver les bons résultats de 14 matches.
C'est si difficile que trois semaines sur quatre, il n'y a aucun gagnant, à l'échelle d'un pays entier et que ça donne un pactole pour la semaine d'après.
Si il y a un seul jeu auquel je joue toutes les semaines, c'est celui-ci.
C'est sûr, ça fait moins sérieux que boursicoter à wall street... |
 | Existe-t-il une superstition qui vous fait changer de comportement? Je suis très superstitieux, et très à l'écoute des "signes"... |
 | Connaître le signe du zodiaque des gens vous aide à comprendre leur comportement? Les calculs numérologiques liés au zodiaque sont calculés par rapport au calendrier Chrétien... Hors il existe différents types de calendriers selon les cultures... Par exemple, nous sommes en quelle année au Tibet ou à Yerusalem, là ?
De toutes façons, moi je ne me fis qu'à mon intuition...
Savoir comment s'appelle quelqu'un, d'où il/elle sort, ce qu'il fait dans la vie, combien il gagne, etc, etc, je m'en fous complètement...
Je ne fais confiance qu'à mon feeling ; pas sur la réalité du moment ou les apparences... juste dans l'absolu de la vie... |
 | Si l´on vous envoyait sur une île déserte, quel livre, disque ou film emporteriez-vous? Une île déserte, il faut y arriver les mains vides, être en contact avec la nature... Une île déserte est déserte, donc sans électricité, donc sans disque ou film... |
 | Un petit plaisir qui, pour vous, est très grand. Flâner avec les Copines... |
 | En quoi êtes-vous totalement incompétent ? Sur le registre de la finance.
Et je ne cherche pas à m'améliorer tant ce milieu me révulse.
Comme j'ai un mode de vie simple à l'extrême et que je n'ai donc pas de besoin financier, ça ne me pose pas de problème d'être incompétent en finance. |
 | À quoi êtes-vous accro? Aux voyages vers l'inconnu...
A me remettre systématiquement en cause pour repousser mes limites et avancer "Sempre un po piu lontano"... |
 | Quel était votre prof préféré au lycée? Je m'en suis arrêté au collège, je ne suis jamais allé au lycée. |
 | Comment avez-vous connu votre conjoint? Qui ? Je ne suis pas candidat à rentrer dans ce genre de relation.
Soit je me marie et fonde une Famille (et ça arrivera un jour bientôt) ; soit je suis célibataire et très content de le rester. |
 | Dans quel autre endroit du monde déménageriez-vous sans hésitation? Si je dois quitter "telluriquement" Paris Quatorzième ?
la Riviera, Turin, Venise (les fiefs de ma Famille où je dois à mon tour apporter ma contribution) ou Rome...
Mais de plus en plus, ça va être les 5 en simultané.
En deux heures d'avion, on circule d'un point à l'autre de ce pentagone. |
 | Une mauvaise habitude que vous avez surmontée. La nostalgie. |
 | Un mot ou une expression que vous aimez. Love... ou... Go Forward... |
 | Un mot ou une phrase que vous détestez. to give up (abandonner) |
 | Que pensez-vous faire à la retraite? Du bateau...
Je vais prendre ma retraite le jour de mes quarante ans, le neuf septembre 2013, après 21 ans de carrière.
Je veux pouvoir m'occuper à plein temps de la Vie de Famille, de mon Epouse et des Enfants à élever...
Et ce qui restera de temps, faire partager mon expérience de la Vie de 21 ans d'action ; donner bénévolement cette force d'intervention pour des oeuvres caritatives qui s'occupent de l'Enfance défavorisée et de la protection de l'environnement pour les générations futures.
2013 c'est dans pas si longtemps que ça ; donc là il faut que je travaille vite et bien. |
IDÉE
 | Dieu a créé le monde en sept jours, ou la théorie de l'évolution? Cela fait des siècles que l'être humain cherche la clef de sa création... sans succès... depuis des siècles les théories se sont succédées, du religieux pur et dur au scientifique pur et dur... Quand l'être humain acceptera t-il que la seule question à laquelle il ne puisse répondre est celle du Mystère de sa propre création ?
Personnellement, j'avoue ne pas avoir de réponse à cette question ; j'avoue que je n'en sais rien.
Si il y a des gens qui connaissent la réponse à cette question : bravo à eux ! |
 | Dans quel pourcentage croyez-vous aux statistiques? Je crois aux statistiques lorsqu'il s'agit d'équations issues des mathématiques... pour se projeter sur le terrain des mathématiques ou de la chimie...
Après, les sciences humaines, c'est une question de sensibilité et d'âme ; la sociologie qui en découle, c'est complètement autre chose...
Malheureusement pour les matheux, au final c'est la sociologie du facteur humain qui influe sur la finance... et pas l'inverse... même si les deux sont intimement liés...
Pourquoi ? c'est l'humain qui a créé l'économie et pas l'économie qui est à l'origine des mystères insondables de la Vie...
La faillite des financiers vient tout simplement de là : ils ont cru que la connaissance du premier leur donnerait la clef du second...
Erreur naïve de sur-estimation de leur propre potentiel...
Autant les financiers peuvent avoir un certain niveau dans les sciences mathématiques, autant, en général, ils sont complètement perdus dès qu'il s'agit de sciences humaines...
On ne joue pas impunément aux apprentis sorciers en pensant, de façon simpliste, que comme "l'argent domine le monde", la projection statistique appliquée au facteur humain régulerait l'économie...
Le facteur humain est par définition incontrôlable...
Voici la cause de l'échec du monde de la finance...
On ne peut établir de projections statistiques sur l'évolution de l'être humain, il y a trop de facteurs "humains" justement qui faussent l'analyse et déjouent les pronostics...
Voilà pourquoi les gens du monde de la finance qui se prennent aux sérieux me font bien sourire...
Le milieu de la finance statistique qui a essayé d'imposer sa loi, à mon humble avis, relève purement et simplement du Docteur Knock... Autrement dit une imposture pure et simple qui va se payer par une décennie de récession à l'échelle mondiale ...
Peut-être que le seul endroit ou l'Art peut rejoindre l'équation, c'est le calcul stochastique...
Cela induit le Quantique et le surf sur la composante aléatoire...
Un seul domaine arythmético-économique relève ce défi par quelque chose qui peut se révéler un Art : c'est la discipline de l'Actuariat, puisqu'il s'agit de tenter d'identifier puis d'anticiper la trace de l'impact du risque sur la courbe sociologique...
Avoir réussi à créer une Science mathématique à partir de ce théorème est déjà en soi un Art.
Et ce n'est pas un hasard si l'Actuariat est une discipline d'élite qui demande une étude très longue et approfondie ; c'est un peu le must de la confrontation entre l'énigme des sciences humaines et l'aléatoire du capital matériel, du capital-risque...
Capital-risqueur, surtout à notre époque, c'est une profession d'acrobate qui s'ignore (ou pas) ; une profession très paradoxale d'acrobates sur fil qui fonde son action - sans s'en rendre compte - sur l'illusion d'une équation stochastique miracle qui lui apporterait un semblant de certitudes au milieu de l'incertitude de la nature humaine.
C'est le seul métier de la finance un minimum intéressant, car on y trouve mêlés deux profils paradoxaux : des spéculateurs "flambeurs" purs et durs qui n'ont aucun scrupule... ou, à l'inverse... des gens qui aiment inconsciemment jouer avec le risque en se voyant consciemment comme de sages ouailles adeptes de la réduction absolue de ce risque... |
 | Pensez-vous que de nombreuses maladies peuvent être causées par l'esprit? Oh que oui ! La majorité même... |
 | Pensez-vous qu'il soit vrai que nous utilisons seulement 10% du potentiel du cerveau humain? 10% c'est déjà une estimation un peu exagérée... |
 | Les horoscopes dans les journaux et magazines? Quel degré de crédibilité leur donnez-vous? aucune crédibilité... nada... |
 | Pour ou contre les corridas? Quelle horreur de tuer des animaux par narcissisme ! |
 | La marque vous influence-t-elle beaucoup à l´heure d´acheter quelque chose? Jamais. |
 | Pensez-vous que l´on exagère le catastrophisme en parlant du changement climatique? Non. Je pense au contraire qu'on sous-évalue largement le problème... Regardez la disparition du nord polaire, vous croyez que c'est quelque chose d'insignifiant ? |
 | Boycottez-vous une marque si vous apprenez qu´elle emploie des enfants dans les pays émergeants ou qu´elle détruit l'environnement? Oui, clairement !
Le travail des enfants pour générer un peu plus de profits, c'est une honte sans nom.
Tout ce qui touche au proxénétisme sous toutes ses formes n'a aucune excuse.
Pour l'environnement, pourquoi le pouvoir continue t-il systématiquement à fermer les yeux sur les agissements des grands groupes pétro-chimiques ? Juste pour des histoires de fric... |
 | À quoi est due la prolifération de la violence sexiste? La violence sexiste c'est ce qui montre que l'être humain masculin n'est qu'un petit sauvage qui ne sait toujours pas comment gérer sa propre violence. |
 | Devrait-on établir des limites plus grandes dans l´utilisation de l'automobile dans les villes? Oui. |
 | Les extraterrestres existent-ils? Je vais vous livrer un scoop : "ils n'ont pas encore contacté mon agent pour me transférer dans leur équipe"... |
CULTURE
 | Qu´avez-vous en ce moment dans votre MP3? De l'Opéra et de la musique Baroque...
La musique moderne, je m'en lasse vite, le lyrique c'est toujours une inspiration intemporelle...
J'ai toujours avec moi mes musiques "fétiches" : "Carmen" de Bizet, "La Norma" de Bellini, "Les quatre saisons" de Vivaldi... |
 | Quel film ne vous lassez-vous jamais de voir? En phase "sérieuse", 2001 a space odyssey de Maître Kubrick...
En phase "relax" , Angélique marquise des anges (c'est mon côté Fleur bleue) |
 | Mac ou PC? Pourquoi? PC... Mac c'est plus pro mais trop restrictif... Voyagez avec un PC et voyagez avec un Mac, vous avez besoin d'un hardware ou d'un software... Comparez la difficulté à le trouver ! |
 | Qu'est-ce qui vient après la société de consommation? la société de la récession... C'est logique, non ? A force de trop tirer sur la corde, elle rompt ! C'est surtout au niveau des ressources naturelles que c'est une folie de continuer comme ça ! |
 | La saturation publicitaire dans les médias vous paraît-elle excessive? Quand je suis en contact avec de la pub, je zappe systématiquement... |
 | Pensez-vous qu'il y ait un excès de sexe et de violence dans les médias? Il y a aussi peu d'Erotisme dans les médias et internet qu'il y a de sexe trash et laid omniprésent. C'est hélas logique vu que l'extrême majorité de ceux qui font ces images sont des hommes...
La violence, c'est effectivement too much dans les médias car je pense vraiment que ça banalise l'acte de violence...
Après, c'est à géométrie variable...
Regardez les films d'Hollywood... Tuer trois cents mecs au lance flamme c'est classé "tout public", par contre montrer un sein nu c'est directement classé R18... |
 | Quelles étaient vos matières préférées à l'école? L'école buissonnière. |
 | Pensez-vous que les jeux vidéo, les chats, etc. comportent un danger d´addiction pour les adolescents? La réponse est dans la question. Se couper des émotions de la vie, cela se nomme l'autisme, qu'il soit virtuel ou non. |
 | Marketing, briefing, brainstorming... Faites-vous un effort pour éviter les anglicismes ou les acceptez-vous sans plus? En moi-même je pense tantôt en Français (pour la réflexion et ce qui est cérébral), tantôt en Italien (pour l'amour), tantôt en Anglais (pour la simplification opératoire)... donc je suis mal placé pour répondre...
Je pense qu'il est très nécessaire de protéger les langues et dialectes... Les langues régionales sont le parfum et la couleur des cultures qu'elles représentent...
C'est très pratique d'avoir l'Anglais pour communiquer n'importe où au monde... mais il ne faut surtout pas que cela se fasse au détriment des Cultures locales...
N'est-ce pas nos cousins Québecois !!! |
 | Le piratage continue d'augmenter, qu´arrivera-t-il à l'industrie de la musique, du cinéma et de la culture en général? C'est un énorme problème, en amont, au niveau de la production pour trouver les budgets de réaliser...
Je crois que la lutte contre le piratage est perdue d'avance...
Soit on capte les IP des pirates et on les passe devant un tribunal, soit on se fait une raison car on ne peut poursuivre des millions de gens et on trouve d'autres sources de financements...
Je ne peux pas soutenir le piratage qui est un acte illégal, donc j'essaie de me poser la question de savoir comment en limiter les dégâts.
A titre personnel, je suis pour le free-sharing des oeuvres, les mettre gratuitement à disposition via le net...
Comme ça, plus d'histoires de piratage...
Je vous rappelle qu'avant, la grande question était : "il y a un blocage car les diffuseurs ne veulent diffuser que du commercial et pas de l'Art"... Maintenant qu'il n'y a plus le barrage de la diffusion, se pose celle du financement de la production...
Mais franchement, je préfère que quelqu'un pirate mon oeuvre parce qu'il a envie de la découvrir et n'a pas l'argent pour l'acheter... Pourquoi la Culture ne serait réservée qu'à ceux qui peuvent payer ? L'important pour moi avec l'Art, c'est qu'il puisse voyager...
Il ne faut pas se voiler la face, nous sommes dans une crise économique sévère, et les Familles n'ont pas l'argent pour se permettre de faire toutes les sorties qu'ils voudraient...
Donc je préfère qu'ils me regardent ou me lisent gratuitement, et qu'avec cet argent ils s'occupent de leur Famille et fassent des cadeaux à leur enfants.
Si vous voulez aller plus loin, vous vous rendez compte que de tous les Arts, seuls la Musique & le Cinéma sont concernés.
La peinture en pièce unique n'est pas concernée, pas plus que le théâtre en live, pas plus que les livres (pour l'instant)...
Ce qui est concerné, ce sont les oeuvres reproductibles sur support numérique, en un mot le "commerce de copies"...
Pour la musique, les interprètes ont la chance de pouvoir être maintenant écoutés partout, alors qu'avant ils se plaignaient de ne pas être diffusés. Si ils sont bons, les gens viendront les voir en concert, en performance "live"... Tant pis pour eux si ils ne deviennent plus millionnaires en vendant des copies, et tant pis pour les sociétés qui éditent ces copies... On en revient à l'époque des troubadours où seul le live compte. Tant pis pour les imposteurs qui se disent chanteurs mais ne peuvent chanter en live et se cachent derrière des voix artificielles en studio.
La seule solution pour maintenir un "commerce" est de proposer un téléchargement légal à un prix universellement abordable : un titre, un euro... C'est déjà ce qui est en cours.
Pour le cinéma, c'est plus délicat (et potentiellement mortel) car les budgets se chiffrent en millions, et il faut bien réunir ces millions pour que les films puissent se tourner.
Donc comment faire ? Déjà abaisser les budgets, revenir à du cinéma plus direct et sans effets spéciaux qui pompent les budgets ; en finir avec le star system de deux-trois acteurs qui pompent la majorité de ces budgets ; défiscaliser les tva et les charges sociales pour réduire les coûts et équilibrer le manque à gagner du piratage ; financer par des caisses auxiliaires, type le loto en Angleterre ; ouvrir les financements par du mécénat déductible d'impôts... Avec ces premières mesures, les budgets seraient "trouvables" plus facilement, seraient réduits et s'équilibreraient sur un basique de recettes salles/DVD HD et leur diffusion sur les chaines de TV payantes + la VOD video à la demande d'un coup égal au prix du ticket de salle...
Voilà des pistes pour réduire le problème du piratage, le réduire seulement car c'est impossible de le contrer lucidement par un arsenal pénal... Ou alors il faut fermer internet ?
Soyons sérieux deux secondes... Plus on passe du temps à essayer de trouver de fausses solutions et plus le problème va s'enraciner. |
 | Le cinéma doit-il être subventionné quand les acteurs sont des stars millionnaires Allez encore plus loin dans votre question...
Trouvez-vous normal que les deux-trois acteurs principaux des films gagnent plus que les cent personnes de l'équipe technique qui travaillent dans l'ombre à ce que le film puisse exister ?
Si les stars veulent de gros cachets, qu'ils fassent de la pub pour des grandes marques du secteur commercial ; si ils sont vraiment des "stars", ils trouveront sans mal des marques qui miseront sur eux...
Pour moi les vraies stars se sont les comédiens qui acceptent d'adapter leur tarif parce qu'ils veulent faire le film à n'importe quel prix...
Regardez comment Woody Allen fait pour tourner son film par an depuis 35 ans sans être prisonnier ni des stars ni des budgets : Petits budgets et brochettes de stars qui viennent jouer en chorale en acceptant de prendre des cachets basiques parce qu'ils veulent en être...
Quand on parle du dernier 007, c'est normal que Danny Craig prenne 10 millions de dollars sur un budget de 200, car c'est lui qui porte le film et que le dit film va en rapporter 500.
Quand on parle du dernier film de Philippe Garrel ou Agnes Varda ou Jacques Rivette, c'est normal que les gens viennent se dévouer pour la cause, parce que Garrel ou Varda ou Rivette sont des purs et que l'on sait que ce ne sera pas des cartons du box office, ce qui n'est d'ailleurs pas le but. Là on est dans l'Art, pas le show biz.
Si un acteur refuse de faire un film qu'il aime sous pretexte qu'on ne lui donne pas son million ni sa caravane perso, qu'il aille voir ailleurs... Le film se fera juste avec quelqu'un d'autre qui lui viendra parce qu'il veut en être...
Les caprices de stars, ça ne m'émeut absolument pas !
De toutes façons, aujourd'hui, les vraies stars qui peuvent réclamer des millions, ce sont les sportifs... Et c'est normal, car, eux, font vraiment rêver des gens à travers le monde en donnant de leur personne et leur carrière ne dure que quelques années, comme les papillons... |
 | Comment expliquez-vous la montée de la culture des people? Le besoin de narcissisme de certains individus qui se connecte au besoin maladif du grand public de vivre par procuration en suivant les tribulations de "gens symboles" sur qui ils projettent leurs fantasmes...
Avant les personnalités travaillaient des années et parfois finissaient pas être reconnues... Aujourd'hui c'est le contraire, la nouvelle génération veut être star d'entrée et ensuite se demande quoi faire pour trouver du contenu...
Mais si les journaux people torchons existent, c'est qu'ils ont des lecteurs ! Pourquoi les anonymes monsieur x et madame y sont-ils prêts à acheter un journal pour voir des photos de la vie privée des stars x et y... pour voir machin chose faire ses courses... pour voir les seins nues de miss xy sur une plage paparazziée pendant ses vacances... ou savoir que truc couche avec bidule ?
Le côté fascination pour les ragots a toujours existé... avant il y avait des barrières d'ordres moralistes... aujourd'hui c'est devenu banal, donc un business facile...
Vous croyez que dans la vie dite réelle c'est différent ?
Bien sûr que non... Le côté "concierge" d'aller raconter qui couche avec qui, ca existe dans tous les villages du monde...
Mais il y a une réponse à ça : avoir une activité publique, mais ne pas se montrer hors de sa fonction...
Regardez le clivage générationnel : Moreau, Deneuve, Adjani, Ardant, ce sont de vraies stars à l'ancienne, dignes et propres en toutes circonstances...
Les nouvelles d'aujourd'hui, au contraire, sont prêtes à tout pour se montrer parce qu'elles pensent que s'afficher c'est exister...
no comment ! |
 | Quels passe-temps avez-vous? M'intéresser à des sujets théoriquement le plus éloigné possible de mes propres thématiques d'interventions... |
POLITIQUE
 | Ce qui pèse le plus sur votre vote, le parti, le candidat ou les idées? Je vais répondre à cette question en parlant de la France ; la politique de l'Italie, c'est incompréhensible de l'extérieur (c'est ce qui fait tout son mystère... même en Italie), et il faudrait 300 pages pour juste essayer d'expliquer les règles basiques (qui en plus changent tout le temps ; il n'y a que les "sénateurs à vie" qui ne changent jamais, comme dans la Rome antique)...
Le parti NON
L'esprit Partisan (s'il a le bon côté de la conviction du militant) fait rejeter systématiquement tout ce qui n'est pas du Parti comme diabolique... La gauche diabolise la droite, la droite diabolise la gauche... Face aux enjeux du vingt-et-unième siècle, on ne peut plus se permettre ce systématisme sectaire de pays coupés en deux sans dialogue possible. Diaboliser "l'autre camp" de façon primale, c'est prôner le déchirement en deux d'un pays au détriment de son unité. C'est tout à fait légitime pour un parti de défendre ses idées, mais il faut bâtir son programme sur des idées pour faire avancer le pays, pas juste sur la haine de l'adversaire. Le seul devoir d'un parti ou d'un autre, pour moi, c'est de ne pas "bloquer" d'une façon ou d'une autre le balancier démocratique, de ne pas bloquer un pays tout entier sous prétexte de vouloir reprendre (ou garder) le pouvoir à tout prix... Le devoir d'un parti, ce n'est pas de servir sa cause... c'est de servir son pays qui est la cause commune. A l'heure actuelle, on parle de dépolitisation, de perte d'idéologie... C'est tout simplement que les gens sont dans des situations matérielles tellement précaires qu'ils votent pragmatiquement, non plus pour tel ou tel parti par idéologie, mais pour tel ou tel ensemble qui leur parait cohérent pour équilibrer le spectre sociale par des réformes concrètes. Ce fut la clef en 2007, ça le sera encore plus en 2012 où le "catalogue de la réforme" (paquet fiscal, paquet social...) prendra largement le dessus sur l'identité du parti.
Le candidat OUI... UN PEU
Il ne faut pas se voiler la face, la personnalité du candidat se miroir sur son action ; mais il ne faut surtout pas que ce soit l'argument pour départager untel ou untel, sinon on n'est plus dans la politique mais dans le star system... D'ailleurs, vous remarquez qu'aujourd'hui, les campagnes sont beaucoup plus dures à l'intérieur d'un même parti lors des primaires (quand c'est suffisament ouvert pour qu'il y ait des primaires... avec plusieurs candidats...) qu'ensuite dans l'affrontement inter-partis. Ca montre bien qu'il y a personnalisation à outrance du rôle politique... Maintenant se dessine une nouvelle tendance nette : lors de primaires, l'avantage va toujours au candidat réformateur contre l'appareil du parti... Il y en a qui ont compris ça, et des appareils qui ne veulent pas l'entendre... Ensuite ça dépend du type d'élections... Les élections municipales, ce sont des enjeux locaux au jour le jour ; l'élection présidentielle en France, c'est l'élection par le peuple toutes les X années d'un "monarque Républicain" qui incarne la France triple (monarchique/impériale/républicaine), ainsi que son histoire passée, son présent, et son futur... 2012 se gagnera (ou se perdra) sur cette donnée : Le POSITIONNEMENT de la France, à ce moment là de son évolution, par rapport à la souveraineté de sa place face à l'Europe, face aux USA, et face à la composante économique mondialisée... L'élection 2007 était une élection identitaire "intérieure" basée essentiellement sur l'aspect "sécuritaire" ; celle de 2012 sera basée sur le positionnement identitaire "extérieur" du candidat (ou de la candidate...). Avec en plus la donnée de l'usure du pouvoir... L'époque va à toute vitesse, et on constate que tous les pays jouent maintenant l'alternance systématique. Comment éviter le "rejet" du à l'usure ultra-rapide du pouvoir ? Personne en Europe n'a encore trouvé la solution pour éviter de se faire sortir par un "vote sanction"... Cela se retrouve au niveau des personnalités ; tout le monde peut constater que dans tous les pays d'Europe, le sens des choses va plus vers un vote "contre" untel ou untel que "pour" x ou y... Celui (ou celle) qui part en pole position est donc celui (ou celle) qui a le moins d'ennemis contre lui (elle) et non plus comme avant le plus de supporter... Cette analyse vaut pour tous les pays d'Europe.
Les idées OUI CLAIREMENT
Faire avancer des idées et des principes, trouver des solutions, c'est l'enjeu majeur de la politique dans l'idéal. Dans l'absolu, je trouve que l'alternance (ou des assemblées ou les trois sont représentés) gauche/droite/centre est oxygénant, car il permet un renouvellement du souffle politique. Est-ce que c'est sain pour un pays d'être dirigé 20 ans de suite par le même parti ? Les époques changent, les personnels politiques changent, les réponses à apporter aux problèmes changent... Personne n'a le monopole de la vérité...
Comme je le disais juste avant, la donnée "idéologique" a perdu de son importance au profit de la donnée de l'"offre pragmatique". Un autre facteur est celui du temps. Les problèmes sociaux sont tellement omniprésents que piloter un pays dans un contexte comme celui ci fait s'user la politique dirigeante plus vite qu'auparavant car personne n'a de baguette magique. L'idée (vraie ou fausse) que de nouvelles mesures réussiront forcément mieux que les précédentes à obtenir un résultat concret va jouer à fond. Pour finir, je ressens fortement que le cours de l'Histoire penche vers un réformisme non plus social "ou" libéral, mais socio-socio-libéral, avec avantage net pour le social puisque le "libéral" est associé à l'échec des financiers qui a provoqué la crise mondiale. Le programme qui réussira le mieux à faire le "grand écart" entre ces deux notions en parvenant à une synthèse d'essence sociale remportera la bataille des idées...
Voilà, vous avez le portrait robot de l'élection de 2012...
Mon petit doigt me souffle déjà le nom du vainqueur et ainsi l'orientation 2012/2017 que prendra inéluctablement la France, avec cette élection présidentielle ; suivi du vote pour l'assemblée (qui accouchera, je vous l'annonce déjà, d'une majorité beaucoup plus éparpillée et moins gouvernable que celle de cette mandature)...
Dernière chose...
Je vous livre un scoop : je ne serai pas candidat à l'élection de 2012... Vous voilà rassurés !!! |
 | Le bipartisme est de plus en plus présent. Est-ce sain pour la politique? A mon sens, le bipartisme est une réduction restrictive et stérile de l'action politique. Un ping pong où chacun défait ce que l'autre a fait auparavant. C'est aussi une fatalité dans un sens. Si il y a Président élu au suffrage universel, cela implique une finale entre deux candidats, donc deux blocs. C'est pour trouver cette majorité d'action que la cinquième république a succédé à la quatrième qui était un système ingouvernable. C'est d'ailleurs le problème des pays qui sont dirigés par un Premier Ministre sans Président, ils doivent composer avec des majorités hétéroclytes qui explosent à la moindre tempête. La France ne reviendra pas en arrière, elle veut élire "son" monarque républicain ; aucun système ne peut plus se substituer à celui-ci, les Français le refuseraient.
Ce que je trouve intéressant dans la politique, c'est le fait de pouvoir voir représentées toutes les sensibilités du spectre idéologique.
Ce que je trouve "sain" dans une démocratie, c'est de pouvoir entendre aussi bien la gauche de la gauche que la droite souverainiste et conservatrice.
PERSONNE n'a le monopole de la vérité...
En tant que citoyen, je veux que mon système démocratique me laisse la possibilité d'entendre aussi bien Besancenot que Dupont-Aignan, avec tout ce qu'il y a entre les deux, sans exception.
A part les extrêmes (de gauche ou de droite) qui sont par essence anti-républicains, je pense que chacun a quelque chose à apporter à la Démocratie.
A l'inverse, une société qui se restreint à une idéologie, voire à une seule personne, c'est le signe de la sclérose de la pensée Démocratique ; cela concentre toute la force critique sur une personne ; et par un effet de logique inconsciente, cela entraîne la chute programmée de cette personne, quelle que soit cette personne et son action. Vouloir resserrer le pouvoir à soi est donc paradoxalement la meilleure façon de le perdre...
Je suis un enfant de la cinquième République et je défends son concept : l'Elysée et un Président qui impulse idéologiquement et arbitre neutralement, le Gouvernement mené par un Premier Ministre qui pilote la réforme avec des Ministres qui ont un pouvoir d'action réel, l'Assemblée et le Sénat qui représentent la voix populaire et légifèrent, le conseil constitutionnel et le conseil d'état qui veillent à ce que le jeu se déroule dans les règles, les Conseils Régionaux et Généraux avec les Mairies pour la vie locale... Sans oublier les deux symptômes de la bonne (ou mauvaise) santé démocratiques : La Liberté de la Presse, donc la Liberté d'expression, et l'Indépendance de la JUSTICE ; l'indépendance des Magistrats est la clef de voute de la Justice, donc de la société ; CHACUN A SON ROLE A JOUER...
Reduire la Démocratie à du bipartisanisme, c'est s'enfoncer dans un ping pong stérile et sans fin...
Réduire la Démocratie à la voix d'une seule personne, ce n'est tout simplement plus la Démocratie telle que l'Histoire de France l'a écrite...
De Gaulle, c'est une chose, mais celui qui pense pouvoir le remplacer commet un blasphème; De Gaulle est unique, la période (les périodes) de son intervention sont très particulières ; son testament est justement la mécanique de la cinquième république qui colle comme un gant à la France...
Vouloir changer les règles du jeu, c'est tout simplement faire une relecture à l'envers de l'Histoire... Louis XIV > Napoléon > De Gaulle, c'est une trilogie qui n'initie pas de suite, c'est un triangle identitaire, en aucun cas un carré... quel que soit l'identité de celui (ou celle) qui pourrait se rêver "quatrième coin du carré"...
Cette analyse n'est pas partisane "pour ou contre" qui que ce soit ; c'est une constatation élémentaire.
Dans ce dernier cas, qu'importe le nom de celui qui se rêve Empereur ; la "verticalité absolue" du pouvoir, c'est vu par le public comme un one-man-show, comme un monologue qui éloigne ce public de l'action publique...
Ce n'est tout simplement pas possible en France, avec l'Histoire qui est la sienne... La France n'a pas une tradition politique qui date de dix ou trente ans, mais de plus de deux siècles...
Plus le décideur fait cavalier seul et plus il fédère involontairement tous ceux qu'il éloigne du pouvoir de décision contre lui...
A CELUI QUI A LE POUVOIR DE SE MONTRER MAGNANIME ET DE GARANTIR LA LIBERTE D'EXPRESSION COLLECTIVE...
C'est tellement facile lorsque l'on a "le pouvoir" (quel que soit le pays) d'en abuser pour se livrer arbitrairement à des petits règlements de compte, d'en abuser pour faire passer n'importe quelle réforme en force, avec mépris, de faire pression et d'affirmer son pouvoir non par le respect mais par la peur...
Etre "MAGNANIME", par contre... ça demande une vraie Humanité intérieure, une vraie sérénité.
Mais un jour ou l'autre, le mandat du pouvoir arrive à terme.
Et là, il se passe quoi ?
Le décideur qui aura été magnanime laisse une jolie trace dans l'Histoire et garde une popularité sincère dans l'opinion ; à l'inverse, le décideur qui se sera comporté comme un dictateur laisse son nom en lettres sombres dans l'Histoire et restera détesté par une population qui ne lui renverra que du mépris... Il devra subir en outre la vengeance de tous ceux qu'il aura tenté de liquider et qui auront survécu pour lui présenter la facture...
Tout cela pour dire que je suis partisan du "multi-partisme".
A titre personnel, je ne suis lié à aucun parti et suis toujours à l'écoute de toutes bonnes analyses qui peuvent faire avancer l'intérêt général...
Je suis issu d'une tradition familiale clairement "coupée en deux" : Gaulliste très marqué du côté paternel et d'une sensibilité de Gauche Sociale sans équivoque du côté maternel ; j'ai grandi dans les influences paradoxales de ces deux camps tranchés et suis devenu par sens de la synthèse un Démocrate social qui met la balle au centre pour trouver une voie de MEDIATION pouvant rassembler des gens de bonne volonté issus de différentes sensibilités...
Quand à la fin des années 90, j'ai eu à intervenir en "mission officielle" à l'étranger étant Lauréat National DJ, ma seule motivation était l'expression de l'intérêt général, pas de servir la cause de x ou y tendances ou clans...
Si dans l'avenir (qui sait ? Il ne faut jurer de rien), après 2012, je devais "revenir" dans la RESPONSABILITE PUBLIQUE, dans la périphérie de l'action Gouvernementale (Ministère JS, Quai d'Orsay, Affaires Européennes, Culture ou Ecologie... les cinq Ministères où je peux avoir mon mot à dire), ou rentrer à titre de soutien dans l'action Municipale (dans mon natal Paris XIV), ou l'action Législative (Xème ou XIème circonscription de Paris), ou l'action Européenne (au Parlement Européen, sièges Français ou Italiens de passeports étrangers), j'agirai exactement de la même façon...
Je n'ai aucun désir de "rentrer" dans la politique et je laisse ça aux professionnels dont c'est le terrain ; je ne me mêle jamais publiquement de politique d'ailleurs ; je sais, par contre, qu'à un moment, si les ENJEUX l'imposent, on peut ne pas vous laisser le choix...
Je vois la politique comme une recherche du RASSEMBLEMENT, pour avancer COLLECTIVEMENT, pas comme une guerre de personnes ou de clans...
Si dans quelques années, je sens que je peux APPORTER quelque chose par mon expérience à la COLLECTIVITE, et si LES ENJEUX L'IMPOSENT, je ne pourrais pas me soustraire au SENS DE LA RESPONSABILITE PUBLIQUE...
Cela n'est donc pas du tout d'actualité aujourd'hui, et je n'ai aucun "rôle politique" en ce moment et pour quelques années encore.
Je pense que par mon petit parcours et par ce que je peux créer en France et à l'Etranger à mon petit niveau, je participe déjà à ma façon à apporter ma petite pierre à l'édifice...
J'interviens à mon humble compétence pour le rapprochement entre les peuples et laisse le domaine politique aux professionnels de la politique...
Au "pouvoir" maintenant de savoir ETRE MAGNANIME et de laisser ces Citoyens LIBRES d'évoluer dans leur trajectoire. |
 | Tout territoire doit-il s'autodéterminer si sa population en décide ainsi lors d´un référendum? Oui, clairement. |
 | Un pays a-t-il le droit d´attaquer ou d´intervenir dans un autre qui ne l´a pas attaqué s´il s´y commet de graves injustices ou des crimes humanitaire? Un pays a t-il le droit de laisser se faire un génocide s'il en est informé ? |
 | Assistons-nous à la fin de l'empire américain? On filait droit vers ça...
Jusqu'à l'arrivée d'un être d'exception... God bless (and protect) Him...
Une Chance comme ça, ça arrive tous les quarante ou cinquante ans... |
 | Pourquoi l'économie a-t-elle échoué dans les pays communistes? La base de départ de l'idée de partage, c'est plutôt joli ; le seul problème c'est que la nature humaine n'a pas du tout envie de partager ; depuis l'époque des cavernes jusqu'à aujourd'hui.
Ce système est trop éloigné du principe d'auto-détermination de l'être... Comment penser imposer une "justice" en enlevant à l'être son droit à choisir son existence ?
L'injustice sociale existe (et c'est horrible) depuis la nuit des temps, depuis l'âge des cavernes, pourquoi ? Parce que l'être humain est par nature individualiste et égoïste... Essayer de corriger cet atavisme par la force, c'est une illusion totale qui rend les gens encore plus individualistes et égoïstes car cela ne leur laisse comme seule alternative que le "marché noir", cela favorise un système de "délation" de tout ce qui ne rentre pas dans le moule... Imposer par la force un pseudo-égalitarisme en privant les êtres de tout droit à l'auto-détermination c'est une impasse utopique qui conduit aux camps de travail, à l'épuration, à la faillite mentale et économique... D'ailleurs, pourquoi les gens qui vivent dans ces systèmes veulent-ils s'enfuir de ça ?
Cela étant posé, pour être juste, il faut reconnaître que le Libéralisme sauvage, de l'autre côté du spectre des tendances, a lui aussi complètement échoué... Pourquoi ? Parce que le Libéralisme dérégulé provoque automatiquement l'injustice sociale entre les favorisés et les défavorisés ; cette injustice provoque automatiquement une fracture de l'exclusion qui provoque à son tour la gangrène de la Société par la violence de ceux qui n'ont pas contre ceux qui ont... Le fait de tout miser sur la régulation des flux boursiers par un système spéculatif a entraîné la chute de la bourse, et c'est paradoxalement les tenants de l'économie libérale qui sont maintenant obligés de renflouer (de nationaliser indirectement) l'économie elle même pour assurer un minimum de subsistance des composantes privées... La boucle est bouclée... à l'envers...
Voilà le panorama du début du vingt-et-unième siècle...
Une équation qui semble n'avoir aucune solution... et pourtant il va falloir quand même avancer... Sur quelle base ? Personne ne peut le dire car les modèles ont tous échoué les uns après les autres, et personne n'a été capable, à contrario, de proposer une modélisation rationnelle et équilibrée...
Voilà tout simplement pourquoi les gens ne vont plus perdre de temps à se chercher une idéologie dont ils savent par avance qu'elle ne peut fonctionner...
BIENVENUE AU VINGT-ET-UNIEME SIECLE !
L'histoire du vingtième siècle restera celui des échecs autant de l'extrême gauche que de l'extrême droite, et cet échec se chiffre en millions de vies brisées...
Aujourd'hui, nous sommes au vingt-et-unième siècle, mondialisé...
L'objectif de l'Etat est donc d'apporter aux citoyens un "rattrapage social" pour limiter au maximum la "fracture sociale", tout en garantissant une Liberté d'action privée...
Le vrai défi de la gauche sociale (si elle n'est pas démagogique) est donc de rentrer dans l'économie de marché pour trouver les ressources financières de mener une politique sociale ; juste dire "non l'économie de marché libérale ne fonctionne pas" ce n'est pas une réponse en soi...
Le vrai défi de la droite conservatrice (si elle n'est pas démagogique) est donc de se servir de son pouvoir décisionnaire pour réguler la loi du marché et ne pas laisser s'accroitre le déséquilibre social, ce qui implique forcément un soutien aux services publiques de l'état...
C'est dans ce paradoxe que l'époque est tout à fait INEDITE.
Le clivage gauche/droite me paraît ainsi complètement dépassé devant les enjeux collectifs du monde en marche...
Si vous ajoutez à cela les conflits religieux inter-civilisations...
Vous comprenez pourquoi l'incendie ne peut être que permanent...
Le clivage ne me paraît donc plus se jouer au niveau des idéologies gauche/droite, mais au niveau d'un autre type de clivage : ceux qui acceptent de s'allier pour trouver des solutions collectives, et ceux qui restent sur leur position et refusent toute alliance. |
 | Qu'est-ce que le nationalisme? Etre Patriote c'est une chose... Nationaliste, une autre... Le Nationalisme, c'est l'affirmation d'une identité collective par le rejet de ce qui n'en fait pas partie... C'est donc par principe un totalitarisme qui mène à la guerre, à la mort... |
 | Croyez-vous à une théorie de complot du 11-S? Je crois en la Douleur réelle des victimes innocentes, c'est la seule chose importante... Les théories de complots fonctionnent sur le principe que la réalité visible n'est que visible et que donc la réalité est tout autre et invisible, occulte... Sur internet, j'ai même vu un universitaire expliquer que le 11/9 était l'oeuvre des extra-terrestres, avec preuves à l'appui... Sous prétexte de rechercher la lumière, le complotologue est prêt à se raccrocher à n'importe quelle théorie qui flattera sa paranoia... |
 | Existe-t-il de peuples plus civilisés que les autres? Ou tout est question de différences culturelles? Seconde hypothèse. |
 | Y a-t-il trop d´impôts? Peut-on faire du social sans impôts ? |
 | Croyez-vous à la discrimination positive à faveur des collectifs défavorisés dans les entreprises et les institutions? Ce que je crois c'est qu'il faut intensifier la lutte contre les facteurs de discrimination, autant sexiste contre les Femmes que raciste contre ceux qui n'ont pas la même généalogie ethnique...
Equilibrer l'accès au savoir, l'accès à l'économie...
J'ai toujours travaillé avec des gens de tous horizons, je pense que la diversité est une force...
Maintenant, tout le monde est en extase devant l'élection de Barack Obama (et moi le premier, pour ce que cet Homme apporte comme chance de ré-unification), mais il faut "balayer devant sa porte"...
Est-ce que l'Assemblée, le Sénat, les Mairies ou même les Médias reflètent la diversité de la France d'aujourd'hui ? La France reste l'un des pays les plus mysogine et ethno-centrique d'Europe... |
 | Défendez-vous l´imposition des éco-taxes? Oui. Pragmatiquement, je dirai qu'il n'y a pas d'autres solutions... |
 | Droit de décider des femmes, ou droit à la vie? Il faut laisser les Femmes décider, ce n'est pas aux Hommes de devoir légiférer sur ce sujet, ce ne sont pas eux qui vivent dans leur corps cette souffrance, et ils n'ont donc rien à imposer dans un sens ou un autre... |
 | Pour ou contre la peine de mort? Pourquoi? Contre. Merci Badinter !
Juger une peine de Mort, c'est se donner le pouvoir de Dieu et répondre à un/des assassinat(s) par un autre assassinat... |
PHILOSOPHIE
 | Pour vous, qu´est-ce que la bonne vie? Une vie Libre de choix. |
 | Quel est le secret du bonheur? L'équilibre subtil entre son soi conscient et son soi inconscient, entre son aspiration intérieure et sa socialisation extérieure...
Plus l'écart est mince entre son soi intérieur et la réalité de sa vie extérieure et plus il y a "bonheur", plus l'écart est large avec une réalité extérieure qui ne correspond pas à ses aspirations intérieures et plus le bonheur s'éloigne...
En une phrase un peu clichée : il faut être en phase avec son Destin. |
 | Qu'est-ce qu'une amie? Quelqu'un de Loyale... Et puis ce genre de choses se "sent", ça ne s'explique pas... |
 | Votre philosophie d'une bonne santé L'équilibre, l'Harmonie... |
 | Existe-t-il une âme? Quelle question étrange... bien sûr !
Existe t-il le temps ? La naissance, l'amour, la sensibilité, l'intuition, la joie, la douleur, la lumière ou la mort ?
L'âme, c'est le dernier secret insondable auquel l'être humain n'a pas accès.
Heureusement d'ailleurs, puisque dans le mystère de l'âme réside le mystère de l'être... |
 | Où finit la science et où commence l´idéologie? L'idéologie remplace la science quand la science arrive à sa limite, de même que la science remplace l'idéologie quand l'idéologie (ou la religion) trouve sa limite... |
 | Qu´est-ce que la beauté? La Grâce des Femmes et des Fleurs... |
 | Qu´est-ce que Dieu? Je voudrais tellement pouvoir répondre : l'Amour...
La naissance et la mort relèvent du Divin...
Dieu est... le temps lui-même, la matière et l'anti-matière... dans l'Absolu... |
 | Qu'y a-t-il après la mort? Nous ne le saurons qu'à notre propre mort...
Tout le reste, ce ne sont que des théories plus ou moins fumeuses pour tenter de domestiquer la peur que provoque le concept de mort.
Cela fait des siècles que des dogmes X et Y présentent des scénarios divers pour faire croire ceci ou cela sur le Paradis des morts pour mieux prendre contrôle de l'humain pendant son vivant...
Tout ce qui nait meurt un jour.
Et vous, et moi... |
 | Trois mots très importants aujourd'hui Celui qui manque la plus, c'est "Fraternité". |
 | Au seuil de la mort, que croyez-vous que vous regretterez de ne pas plus avoir fait dans la vie? A titre général, je répondrais que le "regret" : c'est s'éloigner de ses passions de Jeunesse...
C'est pour cette raison que je n'ai jamais sacrifié aucune passion de Jeunesse sur l'autel d'un pseudo pragmatisme sous prétexte qu'il rassure...
Occulter son âme de Jeunesse sous prétexte de devenir soi-disant plus réaliste et de soi-disant grandir, c'est une ânerie totale, un contre-sens, cela coupe du sens de la vie et fait des souvenirs un cimetière...
Il y a quelque chose de pathétique dans ceux qui renient leur jeunesse, c'est un peu une volonté naïve de "couper", de faire table rase, en ne se rendant pas compte que c'est ouvrir la porte aux Fantômes pour qu'ils viennent vous hanter...
Si quelqu'un peut renier en une heure des années de vie, c'est un peu logique que la suite ne puisse pas fonctionner, qu'il manque toujours quelque chose alors que tout semble parfait à première vue... Personne ne peut se croire "malin"(e) en pensant "effacer" sa Vie et ses sentiments ; c'est la "politique de l'autruche" et simplement une réaction infantile...
Ce que je trouve toujours incroyable, c'est de voir des gens d'un jour à l'autre renier leur Passion de Jeunesse sous prétexte que leur intérêt du moment penche vers quelque chose d'autre...
Le reniement, le silence face à son passé, c'est ce qu'il y a de pire, c'est insultant par rapport à sa Vie...
Garder le silence face à son passé et l'occulter, c'est quelque part un aveu de culpabilité ; plutôt que de faire la Paix avec son passé, penser l'effacer...
Cela entraîne forcément un avenir incomplet, car il manquera toujours "quelque chose". On ne peut pas construire son futur en éliminant son passé ; c'est tout simplement une trahison, et ce que l'on croit construire pour la suite le sera sur les ruines de ses Amours de Jeunesse, dans le poids du silence et des non-dits...
La seule façon d'éviter les regrets, c'est de rester Loyal à ses passions de Jeunesse ; tout simplement parce que ce sont les plus pures et naturelles... |
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| Martial Maurette | |
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| elodia valone | |
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| Annaly KEANE | |
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| Jennifer Moret | |
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| Stephanie REYNAUD | |
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